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Maroc–Mauritanie : une zone industrielle de 800 hectares pour renforcer les échanges

Le Maroc et la Mauritanie projettent une zone industrielle commune de 800 hectares pour développer les chaînes de valeur et les échanges avec l’Afrique de l’Ouest

La Vérité


Le Maroc et la Mauritanie veulent franchir un nouveau cap dans leur coopération industrielle avec un projet de zone commune de 800 hectares. L’objectif : rapprocher les chaînes de production, développer la sous-traitance et ouvrir davantage les marchés du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest aux entreprises des deux pays.

Une plateforme industrielle commune

Le projet a été dévoilé à Casablanca à l’ouverture de la 14e édition du SISTEP IMME, organisée du 9 au 12 septembre à l’Office des Foires et Expositions de Casablanca. La Mauritanie, invitée d’honneur du salon, y a placé la coopération industrielle avec le Maroc au centre des discussions.

La future zone industrielle doit constituer un espace privilégié pour les entreprises marocaines et mauritaniennes. Selon les éléments présentés lors du salon, les opérateurs marocains pourraient bénéficier d’un accès facilité à l’investissement et de conditions similaires à celles accordées aux entreprises mauritaniennes.

Le projet doit également servir de plateforme pour connecter les producteurs mauritaniens aux marchés régionaux et européens à travers le Maroc.

Le Maroc veut renforcer ses chaînes de valeur en Afrique

Pour Rabat, l’enjeu dépasse la création d’une nouvelle zone industrielle. Il s’agit de construire des chaînes de valeur communes et de donner davantage de profondeur à la présence industrielle marocaine en Afrique de l’Ouest.

La création de co-entreprises entre opérateurs des deux pays figure notamment parmi les pistes envisagées par la Fédération des Industries Métallurgiques, Mécaniques et Électromécaniques (FIMME).

Cette coopération intervient alors que le Maroc cherche à renforcer ses plateformes industrielles, sa sous-traitance et ses débouchés africains. La Mauritanie peut, de son côté, bénéficier de l’expertise industrielle marocaine et d’un accès élargi aux réseaux commerciaux et logistiques reliant le Royaume à l’Europe et à l’Afrique.

Une coopération qui dépasse l’industrie classique

Le SISTEP IMME a également mis en avant l’Industrie 4.0, la maintenance prédictive et la sécurité industrielle. Des partenariats ont notamment été conclus autour du rétrofit et de la maintenance 4.0 ainsi que de la sous-traitance mécanique et métallurgique à plus forte valeur ajoutée.

Ces domaines pourraient contribuer à faire évoluer la coopération entre les deux pays vers des activités industrielles davantage intégrées, avec une place plus importante pour la technologie, la production locale et la sous-traitance spécialisée.

Le défi : passer de l’annonce à la réalisation

Le véritable enjeu du projet des 800 hectares sera désormais son passage à la réalisation. La localisation, la gouvernance, les infrastructures, le financement et le calendrier devront encore être précisés.

Si ces conditions sont réunies, cette zone pourrait devenir l’un des projets structurants du partenariat industriel maroco-mauritanien. Elle renforcerait également la position du Maroc comme plateforme entre l’Europe, le Sahel et l’Afrique de l’Ouest, tout en offrant aux entreprises marocaines de nouvelles perspectives de développement sur les marchés africains.


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