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Washington restreint l’accès des dirigeants palestiniens aux États-Unis avant l’Assemblée générale de l’ONU

À quelques jours du sommet onusien, les tensions diplomatiques s’exacerbent entre Washington et l’Autorité palestinienne, sur fond de guerre à Gaza et de démarches internationales en faveur d’un État palestinien

LA VÉRITÉ


À la veille de l’Assemblée générale des Nations unies, les États-Unis ont annoncé le refus et le retrait de visas à plusieurs responsables de l’Autorité palestinienne (AP) et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), une mesure qui pourrait réduire considérablement leur représentation à New York. Le département d’État a toutefois précisé que la mission palestinienne auprès de l’ONU bénéficiera d’exemptions liées à l’accord sur le siège de l’organisation, mais cette décision pourrait empêcher Mahmoud Abbas lui-même de faire le déplacement.

Selon le porte-parole adjoint du département d’État, Tommy Pigott, ces restrictions s’appuient sur la législation américaine et reflètent les exigences de Washington envers l’AP et l’OLP, invitées à rejeter toute forme de terrorisme et à renoncer aux démarches pour une reconnaissance unilatérale de l’État palestinien avant toute reprise du dialogue. Cette mesure intervient après des sanctions déjà imposées en juillet à certains responsables palestiniens, confirmant le durcissement de la politique américaine.

Cette décision vise également à sanctionner les initiatives judiciaires palestiniennes contre Israël devant la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour internationale de justice (CIJ), perçues par Washington comme un obstacle au processus de paix. Alors que les combats se poursuivent dans la bande de Gaza et que plusieurs alliés occidentaux des États-Unis s’apprêtent à reconnaître officiellement un État palestinien, cette escalade diplomatique pourrait accentuer les fractures lors du sommet mondial.

Les observateurs redoutent que ce geste, loin de favoriser une sortie de crise, isole davantage l’Autorité palestinienne sur la scène internationale, renforçant les divisions diplomatiques au sein du Conseil de sécurité et compliquant toute perspective de règlement du conflit.


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