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Washington et Kiev s’accordent sur un cadre de paix “actualisé”

Un pas décisif mais fragile vers la fin de la guerre en Ukraine

LA VÉRITÉ


Alors que la guerre en Ukraine atteint un tournant décisif, les États-Unis et Kiev ont annoncé, dans la nuit de dimanche à lundi, un progrès significatif vers un nouveau cadre de paix. À l’issue d’une réunion intensive à Genève, les délégations menées par le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le chef de cabinet ukrainien Andrii Yermak ont affirmé avoir élaboré une version “actualisée et perfectionnée” du plan russo-américain, désormais en attente de validation par Donald Trump et Volodymyr Zelensky.

Washington et Kiev insistent sur un principe non négociable : tout accord doit respecter pleinement la souveraineté de l’Ukraine. Si les détails restent confidentiels, la Maison Blanche assure que le nouveau texte renforce les garanties de sécurité, un élément crucial pour Kiev face à la persistance des menaces russes.

En parallèle, la pression politique s’intensifie. Donald Trump a de nouveau critiqué publiquement l’attitude de Zelensky, tout en rappelant à l’Europe sa dépendance énergétique à la Russie. Malgré ce climat tendu, le cadre en discussion amende profondément le plan initial de 28 points, qui prévoyait des concessions territoriales à Moscou, une réduction drastique des forces ukrainiennes et l’abandon de toute perspective d’adhésion à l’OTAN.

Les Européens et Kiev tentent de redéfinir les éléments les plus contestés. Ils proposent d’augmenter la taille de l’armée ukrainienne en temps de paix, de limiter au maximum les clauses territoriales désavantageuses et d’établir une garantie de sécurité proche de l’article 5 de l’OTAN. Une force de 800 000 soldats, contre les 600 000 prévus par la version originale, figure désormais dans les discussions.

l’Union européenne plaide pour l’utilisation des actifs russes gelés — près de 180 milliards d’euros — au profit de la reconstruction de l’Ukraine. Cette approche contraste avec le plan russo-américain, qui envisage un mécanisme dirigé par Washington.

En outre, plusieurs leaders internationaux, dont Ursula von der Leyen, Giorgia Meloni et Friedrich Merz, ont souligné à Johannesburg la nécessité d’un accord équilibré, durable et qui n’affaiblisse pas davantage l’Ukraine. Si certains, comme l’Italie, privilégient une négociation à partir du plan existant, les Européens restent unis sur un point : aucune paix durable ne peut légitimer la force ou les annexions territoriales.

En définitive, la réunion de Genève ouvre une porte étroite mais réelle vers une désescalade. Le Maroc, observateur attentif de l’évolution géopolitique européenne, suit de près ces developments, conscient que la stabilité du continent conditionne la sécurité de son voisinage et l’équilibre global. Reste à savoir si Moscou acceptera ce cadre révisé et si les prochaines heures confirmeront — ou non — la possibilité d’un tournant historique.


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