[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

VisaForMusic : Renforcer la mobilité et la formation des artistes africains

Les professionnels de la musique africaine exigent de renforcer la mobilité et la coopération. La 12e édition de Visa For Music réclame un accompagnement accru face aux défis complexes du secteur. Procédures de visa et coûts de déplacement entravent toujours le développement continental.

LA VÉRITÉ


Les professionnels de la musique, réunis à Rabat lors de la 12e édition du festival Visa For Music, ont lancé, le vendredi 21 novembre 2025, un appel pressant pour intensifier la mobilité des artistes, renforcer la formation et consolider la coopération dans le domaine musical africain. Cette rencontre stratégique, orchestrée par le réseau « Zone Franche », visait principalement à garantir un accompagnement accru pour les professionnels du continent.

La réunion s’inscrivait dans le cadre d’efforts plus larges visant à développer la structuration du secteur musical et à élargir les opportunités de coopération, notamment par le biais d’ateliers ciblés sur la production, la promotion et l’innovation artistique. Les participants ont unanimement souligné l’impératif de soutenir activement la scène musicale africaine et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour les artistes émergents.

 

Défis pratiques et procédures complexes

Malgré cet élan, de nombreux défis pratiques persistent et entravent la mobilité des créateurs. Parmi les obstacles majeurs identifiés figurent la complexité des procédures de visa et les coûts élevés des déplacements.

Des responsables culturels africains ont précisé que les difficultés ne se limitent pas uniquement au mouvement géographique. Pierre Claver Mabiala, directeur de l’espace culturel « Yaro » au Congo, et le directeur de l’agence artistique « Zhu Culture » au Sénégal, ont en effet relevé que le renforcement de la mobilité culturelle exige la mise en place de mécanismes plus performants. Ces dispositifs doivent impérativement prendre en considération les conditions de sécurité, de financement et de déplacement. Ils ont également mis en évidence la lourdeur des procédures administratives, logistiques et financières complexes.

 

Nécessité de fédérer les efforts

Face à ces enjeux, les intervenants ont insisté sur la nécessité de consolider les moyens de développement des compétences, tant sur le plan artistique qu’administratif, pour les professionnels concernés. Ceci est jugé indispensable afin d’assurer la durabilité de l’œuvre musicale à l’échelle continentale.

Tony Mefe, directeur de l’association culturelle « Scène d’Ébène » au Cameroun, a plaidé pour l’urgence de créer des passerelles de coopération et d’échanges d’expériences entre les diverses initiatives culturelles existantes. Il a clairement affirmé que la fédération des efforts représente la voie optimale pour renforcer la résilience de ces plateformes et asseoir leur rôle professionnel.

 

Potentiel des industries créatives

En parallèle, la question de la formation des jeunes a été soulevée. Camille Seck, consultante dans les industries culturelles et créatives (ICC) au Sénégal, a expliqué que le secteur africain des ICC recèle des potentialités significatives. Cette richesse requiert une réflexion approfondie concernant la nature de la formation destinée à la jeunesse, les objectifs visés, ainsi que les mécanismes concrets de mise en œuvre.

Sébastien Laussel, directeur général du réseau « Zone Franche », a rappelé que la participation à Visa For Music est une occasion annuelle de resserrer les liens avec les membres africains. Il a souligné que cet événement majeur s’efforce de consolider les ponts de coopération entre les acteurs pour relever les défis complexes liés au développement des professions musicales, notamment dans un contexte de profondes transformations sectorielles continentales et internationales.

Pour rappel, la 12e édition de Visa For Music (19-22 novembre) est un rendez-vous incontournable pour les musiques d’Afrique et du Moyen-Orient. L’événement a réuni plus de 500 artistes et 1 000 professionnels nationaux et internationaux à Rabat.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]