Venezuela : Les leaders de l’opposition réfugiés à l’ambassade d’Argentine lancent un SOS
LA VÉRITÉ
Les leaders de l’opposition vénézuélienne qui ont trouvé refuge dans l’ambassade d’Argentine à Caracas depuis plus de 13 mois ont adressé un appel désespéré aux présidents argentin Javier Milei et brésilien Lula da Silva. Ils demandent une intervention pour obtenir des sauf-conduits leur permettant de quitter le Venezuela sans risquer de persécution.
Les cinq opposants politiques, deux femmes et trois hommes, vivent actuellement dans des conditions extrêmement difficiles au sein de l’ambassade, qui est désormais sous la protection du Brésil après la rupture des relations diplomatiques entre l’Argentine et le Venezuela. Dans une déclaration publiée ce jeudi par la presse locale, ils affirment que cela fait aujourd’hui 400 jours qu’ils attendent en vain l’émission d’un sauf-conduit conforme au droit international, que le régime vénézuélien refuse de reconnaître.
« Nos vies sont menacées, et les persécutions dont nous sommes victimes sont motivées par des raisons politiques », ont-ils écrit, soulignant que ces violations flagrantes des droits humains doivent être immédiatement dénoncées et sanctionnées.
Un cri d’alarme face à la détérioration des conditions de vie
Les réfugiés ont également exigé que le Venezuela respecte intégralement la Convention de 1954 sur l’asile diplomatique , dont il est signataire. Ils déplorent le harcèlement constant, les abus physiques, mentaux et émotionnels ainsi que les privations de services de base auxquels ils sont soumis depuis mars 2024, date de leur entrée dans l’ambassade.
Ils ont décrit des conditions de vie lamentables, expliquant que l’électricité n’est plus disponible directement dans l’enceinte de l’ambassade depuis cinq mois, suite au vol des fusibles. De plus, l’eau ne coule plus dans les canalisations de la résidence diplomatique, aggravant encore leur situation. « Nous survivons dans des conditions inhumaines, avec un accès limité aux ressources essentielles », ont-ils déclaré.
Une tragédie récente : Le décès d’un sixième opposant
En février dernier, un sixième leader de l’opposition, lui aussi réfugié à l’ambassade d’Argentine, a perdu la vie quelques mois après avoir décidé de se rendre aux forces du régime. Ce décès tragique a accentué les craintes des autres réfugiés, qui redoutent pour leur propre sécurité s’ils quittent l’enceinte diplomatique sans garanties solides.
Dans leur appel aux présidents Milei et Lula, les opposants ont exhorté les deux dirigeants à exercer des pressions diplomatiques sur le régime vénézuélien pour mettre fin à cette impasse humanitaire et politique. « Nous avons besoin d’une solution rapide et efficace avant qu’il ne soit trop tard », ont-ils insisté.
La situation critique des leaders de l’opposition vénézuélienne illustre les défis croissants auxquels font face les dissidents dans un contexte de tensions politiques exacerbées. Leur appel au secours met en lumière non seulement la détresse humaine mais aussi l’urgence d’une action concertée de la communauté internationale pour garantir leur sécurité et leurs droits fondamentaux.
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