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Une flambée des IDE de 55 % en 2024

Un flux record de 1,64 milliard de dollars et un stock cumulé de 61,5 milliards, selon le rapport de la CNUCED

LA VÉRITÉ


Selon le dernier Rapport sur l’investissement dans le monde 2025 publié par la CNUCED , les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc ont connu une croissance spectaculaire en 2024, atteignant 1,64 milliard de dollars , soit une hausse de 55 % par rapport aux 1,05 milliard de dollars enregistrés en 2023. Ce bond marque un regain de confiance dans l’économie marocaine, soutenu par des réformes structurelles et une attractivité accrue du continent africain.

Un stock d’IDE consolidé malgré une baisse temporaire des investissements sortants

Le stock total d’IDE au Maroc s’est élevé à 61,5 milliards de dollars en 2024, contre 59,5 milliards l’année précédente, reflétant la résilience du tissu économique. En revanche, les investissements sortants ont reculé à 694 millions de dollars , contre 1,2 milliard en 2023, illustrant une priorité accordée au développement interne. Cette évolution s’aligne avec une tendance plus large sur le continent africain, où les IDE ont bondi de 75 % pour atteindre 97 milliards de dollars , un niveau historique.

Le rapport souligne que l’Afrique a capté 6 % des flux mondiaux d’IDE entrants en 2024, contre 4 % en 2023 , et 11 % des IDE vers les économies en développement (contre 6 % l’an passé). Cette progression est largement tirée par des projets majeurs, notamment un accord de financement urbain en Égypte, mais même hors cet effet, les IDE africains ont progressé de 12 % , atteignant 62 milliards de dollars . La libéralisation des politiques d’investissement et les mesures de facilitation ont joué un rôle clé, représentant 36 % des initiatives favorables aux investisseurs en Afrique.

Maroc : Un pôle d’attractivité en Afrique du Nord

L’Afrique du Nord, et notamment le Maroc, a vu les investissements dans de nouveaux projets augmenter de 12 % , pour atteindre 76 milliards de dollars , soit les deux tiers des dépenses du continent. Ce dynamisme s’explique par des projets stratégiques dans les énergies renouvelables et les infrastructures, avec une mention spéciale pour le Maroc, qui a confirmé son leadership dans la transition énergétique.

Au niveau continental, les énergies renouvelables ont été le seul secteur à connaître une croissance notable, avec sept contrats majeurs d’une valeur de 17 milliards de dollars , notamment en Égypte, au Maroc et en Namibie. Ces projets, centrés sur l’éolien, le solaire et les câbles électriques offshore, illustrent une priorité stratégique pour l’Afrique. En parallèle, les investissements dans les nouveaux projets ont reculé de 5 % en volume et de 37 % en valeur (113 milliards de dollars), soulignant des défis persistants en matière de financement.

Une diplomatie économique marocaine alignée sur les tendances mondiales

Le Maroc, avec ses réformes et sa vision industrielle, s’inscrit dans cette trajectoire. Le pays a su attirer des géants comme Boeing, Airbus ou Safran, tout en renforçant ses partenariats technologiques. Cette stratégie, combinée à une main-d’œuvre qualifiée et une intégration régionale, positionne le Royaume comme un acteur central de la transformation africaine.

La CNUCED souligne que les investisseurs européens dominent le stock d’IDE en Afrique, suivis par les États-Unis et la Chine, dont les investissements (42 milliards de dollars) se diversifient dans les domaines pharmaceutiques et agroalimentaires. Pour le Maroc, l’enjeu reste de transformer ces flux en emplois qualifiés, innovation et résilience climatique, tout en consolidant sa place de hub régional.


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