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« Le temps joue en notre faveur » : Donald Trump tempère les espoirs d’un accord rapide avec l’Iran

Le président américain Donald Trump freine l'optimisme autour d'un accord imminent avec l'Iran, maintenant le blocus naval des ports iraniens

LA VÉRITÉ


Le président américain Donald Trump a personnellement freiné l’optimisme international quant à la signature imminente d’un accord avec l’Iran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Malgré des signaux positifs émis par les deux chancelleries, le locataire de la Maison-Blanche a adopté une posture de fermeté. Sur sa plateforme Truth Social, il a révélé avoir ordonné à ses négociateurs de ne pas précipiter les discussions, affirmant que le temps jouait en faveur des États-Unis. Il a également prévenu que le blocus militaire imposé par la marine américaine aux ports iraniens resterait pleinement en vigueur jusqu’à la signature et la certification d’un accord définitif.

Cette mise au point intervient quelques heures seulement après des déclarations plus optimistes de son secrétaire d’État, Marco Rubio, qui laissait présager de « bonnes nouvelles » à court terme. Bien qu’un cessez-le-feu soit entré en vigueur le 8 avril entre Téhéran et Washington, l’absence d’un traité global maintient une forte pression sur l’économie mondiale, en raison de la paralysie du détroit d’Ormuz, une artère maritime stratégique par laquelle transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant le début des hostilités.

Les points clés des négociations et le gel des avoirs iraniens

Les discussions menées sous l’égide du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui officie comme médiateur à Islamabad, achoppent sur plusieurs modalités économiques et sécuritaires. D’abord, le compromis en discussion prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, ce passage maritime de facto bloqué par Téhéran depuis le début de la guerre, mais les sources iraniennes insistent sur le fait que le détroit doit rester sous le contrôle souverain de l’Iran.

Par ailleurs, l’accord à l’étude inclurait le dégel d’avoirs iraniens à l’étranger et une suspension temporaire des sanctions visant le pétrole, le gaz et les produits pétrochimiques, permettant ainsi à l’Iran de relancer ses exportations vitales durant une prolongation des négociations pour 30 jours. Enfin, le dossier nucléaire crée une véritable impasse, puisque le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que ce sujet ne faisait pas partie des discussions actuelles, tandis qu’à l’inverse, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé s’être accordé avec Donald Trump pour que tout traité final élimine définitivement la menace nucléaire iranienne.

Tensions persistantes sur les fronts militaire et régional

Cette phase de transition diplomatique met en lumière des approches divergentes entre Washington, qui privilégie pour l’instant une issue négociée, et Tel-Aviv, où le gouvernement semble plus enclin à envisager une reprise des opérations militaires. À Téhéran, le haut commandement des forces armées a rappelé que l’armée restait en état d’alerte maximale, prête à faire face à toute reprise des hostilités.

Parallèlement, la situation demeure extrêmement volatile sur le terrain. Malgré la trêve globale, l’armée israélienne a ordonné l’évacuation de plusieurs localités dans le sud et l’est du Liban en prévision de frappes ciblées contre le Hezbollah, tandis que des bombardements récents ont encore fait plusieurs victimes civiles, illustrant la fragilité du statu quo actuel.


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