[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

Traite des personnes et précarité à Tindouf : le cri d’alarme de la PDES devant les instances de l’ONU

Alerte à la 63e session du CDH à Genève : l'ONG PDES dénonce la vulnérabilité et les risques d'esclavage dans les camps de Tindouf. La militante Aïcha Duihi pointe l'exposition critique des femmes et des enfants à la traite des personnes. L'organisation exige un accès indépendant et des voies de recours effectives pour les populations déplacées.


Lors de la 63e session du Conseil des droits de l’homme tenue le vendredi 11 septembre 2026 à Genève, l’ONG Promotion du développement économique et social (PDES) a officiellement interpellé l’instance onusienne sur la vulnérabilité extrême des populations résidant dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie. La militante des droits de l’homme Aïcha Duihi a dénoncé les risques accrus d’esclavage contemporain et de traite des personnes découlant des situations de déplacement prolongé, tout en exigeant la garantie d’un accès indépendant et de mécanismes de protection effectifs pour les victimes.

 

L’impact du déplacement prolongé sur la traite des êtres humains

Intervenant au nom de la PDES dans le cadre d’un dialogue interactif avec la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines d’esclavage et la traite des personnes, la militante Aïcha Duihi a dressé un diagnostic précis des facteurs de précarité en Afrique du Nord et dans l’espace sahélo-saharien. L’intervenante a souligné que les risques d’exploitation ne peuvent être séparés de la pauvreté, de la marginalisation, des discriminations et des entraves répétées à l’accès à la justice.

L’organisation non gouvernementale a mis en évidence le fait que le déplacement prolongé et les dynamiques migratoires régionales engendrent une dépendance économique marquée ainsi qu’une limitation stricte de la liberté de mouvement. Ces contraintes, couplées à l’accès insuffisant aux services essentiels et à la faiblesse des dispositifs de protection, exposent en premier lieu les femmes et les enfants à des abus structurels.

 

Contraintes institutionnelles et situation spécifique des camps de Tindouf

L’intervention devant l’instance génevoise s’est focalisée sur la situation prévalant dans les camps de Tindouf, localisés dans le sud-ouest algérien. La PDES a soulevé la question centrale des garanties indispensables pour assurer une identification impartiale des victimes potentielles et des risques d’exploitation.

Les mécanismes de plainte et les voies de recours effectives au sein de ces camps se heurtent fréquemment à des contraintes institutionnelles qui restreignent l’accès aux populations concernées. L’intervenante a rappelé à ce titre que le Comité des droits de l’homme de l’ONU avait antérieurement insisté sur la nécessité de garantir des recours juridiques réels et accessibles aux personnes relevant de la juridiction de l’État d’accueil.

 

Vers un renforcement des mécanismes de contrôle et de protection

Face à la Rapporteuse spéciale, la représentante de la PDES a sollicité l’intervention du mandat onusien afin de définir des mesures concrètes capables de lever ces obstacles. L’objectif affiché consiste à instaurer un accès direct et sans entrave aux zones de déplacement prolongé pour évaluer les besoins réels des groupes vulnérables.

L’ONG demande la mise en place de procédures d’identification précoce des victimes ainsi que le déploiement de mécanismes de plainte et de protection réellement opérationnels. Ces dispositifs visent à garantir une protection juridique effective et à prémunir durablement les femmes et les enfants contre les formes contemporaines d’asservissement.


À lire aussi
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]