Tourisme : le Maroc gagne sept places dans l’indice du WEF et atteint le 70e rang mondial
Avec un score de 3,84 sur 7, le Royaume progresse de 5,5 % par rapport à 2024, soit plus du double de la moyenne mondiale. Cette avancée reflète une amélioration des conditions de développement du tourisme, mais souligne aussi les efforts à poursuivre en matière d’infrastructures, de connectivité et de numérique
La Vérité
Le Maroc gagne sept places dans l’édition 2026 du Travel & Tourism Development Index (TTDI) du Forum économique mondial (WEF). Le Royaume atteint le 70e rang parmi 110 économies, avec un score de 3,84 sur 7. Sa progression de 5,5 % depuis 2024 dépasse nettement la hausse moyenne mondiale de 2,1 %.
Publié le 25 septembre, cet indice ne classe pas les pays selon leur nombre de touristes ou leurs recettes. Il évalue les conditions qui permettent au secteur de se développer durablement : infrastructures, transport aérien, environnement des affaires, ressources culturelles, compétences et transition numérique.
Une progression plus rapide que la moyenne mondiale
Le résultat marocain s’inscrit dans une amélioration générale du tourisme international. Selon le WEF, 92 % des économies étudiées ont progressé entre 2024 et 2026. Le Maroc avance toutefois à un rythme supérieur à cette moyenne.
En Afrique du Nord, le Royaume occupe la deuxième place parmi les quatre pays couverts, derrière l’Égypte, classée 63e. Il devance la Tunisie, 82e, et l’Algérie, 89e.
Cette progression traduit une amélioration des conditions de développement touristique. Elle ne signifie pas pour autant que tous les défis du secteur sont résolus.
Le patrimoine culturel, un atout pour les destinations marocaines
Le WEF relève une forte progression des ressources culturelles en Afrique du Nord. Le score de la sous-région augmente de 18 % sur ce pilier entre 2024 et 2026.
Cette évolution rejoint les atouts de l’offre marocaine : médinas, patrimoine architectural, artisanat, gastronomie, festivals et diversité des territoires.
À l’échelle mondiale, le rapport constate également un intérêt croissant pour les expériences liées à la culture et aux traditions locales. Le patrimoine peut ainsi contribuer à diversifier les séjours et à mieux répartir l’activité touristique entre les destinations.
Connectivité et numérique : des marges de progression
Le classement met aussi en évidence des écarts entre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les infrastructures aériennes et la maturité numérique figurent parmi les domaines où les scores moyens nord-africains restent inférieurs à ceux du Moyen-Orient.
Pour le Maroc, ces résultats éclairent les enjeux de la connectivité internationale, de l’accessibilité des destinations et de la transformation numérique des services touristiques.
Ils invitent également à examiner la qualité de l’emploi, les besoins de formation et les pressions que la fréquentation peut exercer sur les infrastructures et les ressources naturelles. Le WEF présente ces questions comme des défis majeurs pour l’ensemble du secteur.
Le 70e rang du Maroc doit donc se lire à la lumière de deux réalités complémentaires : le Royaume améliore ses conditions de développement touristique plus rapidement que la moyenne mondiale, mais conserve des marges de progression importantes.
L’enjeu ne se limite plus à attirer davantage de visiteurs. Il consiste aussi à renforcer les infrastructures et à faire bénéficier plus largement les territoires, les entreprises et les habitants de la croissance du tourisme.

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