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Tindouf : L’esclavage persiste dans l’ombre

Camps de Tindouf : Le Polisario accusé d'instrumentaliser l'esclavage. Une enquête indépendante est demandée.

LA VÉRITÉ


Une réalité sombre et souvent ignorée a de nouveau éclaté au grand jour. Le vendredi 13 septembre 2025, la 60e session du Conseil des droits de l’Homme (CDH) à Genève a été le théâtre d’alertes poignantes. Des organisations non gouvernementales (ONG) y ont fermement attiré l’attention de la communauté internationale sur la persistance alarmante de pratiques esclavagistes au sein des camps de Tindouf. Cette révélation met en lumière une injustice profonde qui continue d’affecter des populations vulnérables, loin des regards.

 

Un héritage sombre et persistant

La juriste Lucia Ferreyra Perea, intervenant au nom du Centre indépendant de Recherches et d’Initiatives pour le Dialogue (CIRID), a dénoncé sans détour une situation inacceptable. En effet, elle a décrit « un esclavage héréditaire et une ségrégation raciale encore en vigueur dans ces camps administrés par le groupe armé du polisario ». Par exemple, pour illustrer cette réalité cruelle, elle a cité le cas déchirant d’un jeune Sahraoui, Mohammed Salem. Ce dernier s’est vu refuser le droit de se marier, uniquement à cause de son origine familiale considérée comme servile. Non seulement une telle situation constitue une « flagrante atteinte à la dignité humaine », comme l’a souligné Mme Ferreyra Perea, mais elle exige également une réaction immédiate. C’est pourquoi elle a fermement appelé le CDH à diligenter une enquête indépendante sur ces pratiques.

 

Témoignages accablants et contrôle politique

De son côté, M. Mostafa Maelainine, représentant du Comité international pour le respect et l’application de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (CIRAC), a renforcé ces alertes. Il a fait état de témoignages d’anciens « réfugiés » sahraouis révélant des discriminations systémiques. En effet, ces discriminations ciblent spécifiquement les populations d’ascendance servile. Pire encore, M. Maelainine a accusé le polisario d’ »instrumentaliser ces pratiques pour maintenir un contrôle social et politique sur les populations des camps ». Par conséquent, de ce fait, ces agissements violent de manière flagrante les conventions internationales relatives à l’abolition de l’esclavage. Pour conclure, il a également exhorté le Rapporteur spécial à effectuer une visite sur place afin d’intégrer ces violations dans son prochain rapport au Conseil.

 

L’appel pressant à la justice

En somme, les deux intervenants ont insisté sur l’urgence absolue de la situation. Ils ont rappelé la nécessité de garantir aux victimes des camps de Tindouf leur droit fondamental à la liberté, à la dignité et à la justice. Ainsi, ces appels résonnent comme une conscience collective, soulignant la responsabilité de la communauté internationale face à ces violations persistantes des droits humains. Ces témoignages bouleversants exigent plus qu’une simple écoute. Ils appellent à une action concrète et rapide. Le CDH va-t-il répondre à cet appel pressant, et les victimes de Tindouf obtiendront-elles enfin la justice qu’elles méritent ? La question demeure.


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