Tenir la trajectoire
Par Sanae El Amrani
2026 engage le pays dans une phase exigeante : celle de la continuité. Les choix sont posés, les investissements sont là, les capacités existent. Ce qui compte désormais, c’est la capacité à faire fonctionner l’ensemble avec régularité, coordination et lisibilité, dans un environnement international sous tension.
Les capacités industrielles, énergétiques et hydriques sont désormais connues. Elles ne constituent plus un débat, mais un cadre. Leur enjeu, en 2026, tient moins à leur volume qu’à leur stabilité, leur articulation et leur capacité à produire des effets durables sur l’économie réelle, l’emploi et les territoires.
C’est ailleurs que se joue une partie décisive de l’année. Dans le numérique d’abord. Le déploiement de la 5G est entré dans sa phase opérationnelle et commence à structurer des usages concrets. Industrie connectée, logistique intelligente, services numériques, diffusion de l’innovation : la performance des réseaux conditionne directement la compétitivité, la productivité et la montée en gamme de l’économie. 2026 est une année clé pour mesurer cette transformation dans les faits.
La Coupe d’Afrique des Nations constitue l’autre test majeur. Bien au-delà de l’événement sportif, la CAN agit comme un accélérateur logistique, sécuritaire, numérique et organisationnel. Mobilité, télécommunications, gestion des flux, accueil, image internationale : tout sera observé, mesuré, comparé. La crédibilité du pays se jouera aussi dans cette capacité à organiser, coordonner et délivrer, sans approximation.
Tenir la trajectoire, en 2026, signifie donc une chose simple : faire fonctionner simultanément les capacités économiques, les réseaux numériques et les grands rendez-vous internationaux. C’est à cette condition que la confiance se consolide et que la transformation engagée s’inscrit dans la durée.
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