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  • 11 janvier 2018  à 10:06
  • Temps de lecture: 9 minutes
  • MAGHREBTéhéran et Alger connaissent des Hiraks plutôt sanglants

    Téhéran et Alger connaissent des Hiraks plutôt sanglants

    En Algérie les augmentations dans la tarification des transports seront applicables à partir du 10 janvier 2018. Ce qui permet d’augurer d’une chaîne de renchérissements de tous les autres produits. Car dans les circuits de commercialisation, le coût du transport impacte négativement ou positivement les prix des autres produits proposés aux consommateurs. Le gouvernement algérien reconnaît que la situation économique est critique. Elle est même qualifiée de «préoccupante» par les autorités. Il faut convenir que le tableau est sombre sur fond de tensions et de conflits sociaux.

    D’ailleurs, une lecture des principaux indicateurs économiques donne l’ampleur du malaise qui s’apprête à prendre les tenants du pouvoir par la gorge. Les finances publiques sont de plus en plus mal-en-point depuis 2014. Le déficit commercial est de près de 18 milliards de dollars en 2016, malgré toutes les restrictions entreprises par le gouvernement, dont les interdictions et les quotas d’importation. Le déficit de la balance des paiements ne cesse lui aussi de s’aggraver. Les 71 milliards de dollars du Fonds de régulation des recettes ont totalement été épuisés en cinq ans. Les réserves en devises, restent certes importantes encore, mais elles fondent d’année en année (de 193 milliards de dollars en 2014 à moins de 100 milliards de dollars à fin décembre 2017). Quant au déficit budgétaire structurel abyssal, il s’aggrave avec la chute de la fiscalité pétrolière.

    La première parade a été le réflexe paresseux de s’octroyer un moyen de financement «illimité» avec le recours à la planche à billets. Seulement, l’usage de cette méthode malsaine génère automatiquement une dépréciation de la valeur de la monnaie locale et par conséquent une inflation inévitable. Et c’est la population qui supportera ainsi indirectement le coût de cette politique avec la hausse du coût de la vie et l’appauvrissement des ménages.

    Cette politique n’étant pas une panacée, l’Etat algérien, face à l’amenuisement des avoirs extérieurs nécessaires pour assurer les importations des biens et services, à la faiblesse des recettes tirées des exportations des hydrocarbures et au creusement des déficits jumeaux demandera certainement d’autres sacrifices aux Algériens.

    Cette descente aux enfers se déroule sur fond de tensions où éclatent déjà de violentes émeutes. Comme celles qui ont eu lieu au milieu du mois dernier faisant un mort et plusieurs blessés. La victime, un jeune de 25 ans a été atteinte au cou par un projectile non identifié. La victime était parmi la foule qui manifestait devant le commissariat de police pour réclamer l’ouverture d’une enquête sur la mort suspecte d’un jeune de 19 ans après quelques heures seulement de sa libération par la police, a déclaré une personne qui affirme être un témoin oculaire. Les Autorités algériennes craignent de nouvelles émeutes après les augmentations programmées.

    Après le Venezuela et l’ Iran , l’algérie

    Le pouvoir algérien est dans la tourmente et suit, avec craintes et appréhensions ce qu’il se passe chez son allié stratégique l’Iran. Les manifestations contre les difficultés économiques et le pouvoir qui secouent l’Iran ont fait plusieurs morts. Mardi 2 janvier, la télévision d’État a annoncé que 9 personnes ont péri dans ces mouvements de colère, ce qui porte le bilan à 21 victimes en cinq jours de protestations. Parmi celles-ci, 16 sont des manifestants. Au total, plus de 400 personnes auraient été arrêtées selon les médias locaux.

    Malgré l’appel au calme du pouvoir en place, les manifestations ne semblent pas prêtes de s’arrêter. Lundi, premier jour du nouvel an, l’Union européenne a appelé Téhéran à garantir le droit de manifester des Iraniens, alors que la Turquie s’est elle dite « inquiète ». Les médias algériens se confinent dans une complaisance coupable ou font la sourde oreille face aux dénonciations de la dérive répressive comme pour le régime de Venezuela.

    Ne l’oublions pas: dirigeants algériens et iraniens furent les premiers à attiser le feu autour du Hirak au Rif. Nous nous rappelons le tintamarre provoqué par l’expulsion successive d’un journaliste algérien et d’un autre iranien portant la nationalité britannique qui cherchaient à montrer le royaume à feu et à sang à travers de faux témoignages et le recours flagrant à des prises de vues télévisées puisées dans les archives des dernières violences ayant secoué le régime des dictateurs à Caracas.

    Tout a été fait pour montrer le Hirak social d’Al Houceima comme le prélude annonciateur d’une révolution qui éclaterait au cours de l’année 2017 afin de sanctionner un régime qui aurait négligé le peuple au profit de ses conquêtes économiques en Afrique. Ces deux pays qui se prennent pour des puissances régionales n’ont pas digéré qu’en plus de sa stabilité politique, économique et sociale, le royaume de Mohammed VI collectionne les succès politiques et économiques au delà de ses frontières en Afrique du nord ouest et ailleurs en Libye, en Tunisie, en Égypte, en Éthiopie, au Nigéria et en Tanzanie. Sans pétrole ni gaz, le Maroc est devenu le concurrent qui gêne l’expansionnisme chiite en Afrique et en Europe. Mohammed VI est devenu le rempart de l’islam modéré dans le monde et donc la cible des instigateurs et autres fomenteurs qui insistent pour écrire dans son royaume le dernier épisode d’un prétendu printemps arabe.

    Les conspirateurs établissent leurs plans à base d’une politique d’influence en misant sur les minorités populaires et les réseaux terroristes. Cependant, cette menace avérée n’est pas nouvelle pour les services de renseignements marocains, pas une menace qu’ignorent l’opinion publique et la société civile aussi. Soumis à une très forte pression depuis le début du Hirak au Rif , les forces de sécurité marocaines ont misé sur leur expérience acquise sur le terrain de la lutte antiterroriste. En un temps relativement court, des milliers d’informations et de témoignages de première main ont été analysés et recoupés par nos services engagés dans une course contre la montre pour juguler tous genres de menaces,
    notamment des groupuscules criminels nés à l’ombre d’une crise syrienne qui aura servi de catalyseur au mouvement jihadiste. Un mouvement relativisé et parfois banalisé par l’ensemble des parties entrées en guerre contre le régime d’El Khaddafi, dont la France, qui a été acculé à faire recours à l’assistance de Rabat.

    Dans leur banque de renseignements nos services de sécurité ont réussi à identifier des réseaux constitués et installés dans des pays à l’étranger. Ces derniers sont composés d’anciens combattants de Daëch visant certains pays d’Occident. Ce qui a permis au Maroc d’alerter nombre de pays de l’autre rive de la Méditerranée. Ce qui a été éventé par les médias de ces pays, en déplorant parfois le fait d’avoir sous-estimé le caractère capital de ces mises en garde faisant courir à leurs compatriotes de graves conséquences.

    Si les rapports du Maroc avec les pays occidentaux sont empreints de cordialité, ces derniers entretiennent plutôt des rapports rugueux et marqués de méfiance avec l’Iran et l’Algérie. Certains analystes proches des centres du pouvoir à Alger n’hésitent pas à affirmer ces jours-ci que l’Algérie constitue «un terreau fertile» pour les grands appétits occidentaux. Pour ces thuriféraires du régime autoritaire « le rapport du département d’Etat américain sur les droits de l’homme qui épingle l’Algérie et l’analyse du Combating Terrorism Center (CTC) de l’Académie militaire de West Point qui a mis sous la loupe tout ce qui se passe dans le sud de l’Algérie, concluant que cette région névralgique de l’économie du pays, est l’épicentre d’un éclatement populaire à cause de la marginalisation des minorités, ne peuvent être considérés que comme une introduction aux véritables visées des Occidentaux. »

    Une perception initiatrice de ce qui se prépare. «L’Algérie est-elle dans le collimateur des USA?» s’interrogeait L’Expression, proche des militaires algériens, dans l’une de ses précédentes éditions! «La réponse, affirme l’organe au service des généraux, a été révélée dans les colonnes du Los Angeles Times. Le journal rapporte que «des troupes de forces spéciales américaines se sont installées en Tunisie. Cette présence dont nous avons fait foi, mais démentie par les autorités tunisiennes est justifiée, souligne le même organe de presse par le fait d’entretenir les forces militaires tunisiennes en matière de lutte contre le terrorisme ».

    Ce n’est que l’aspect visible de l’iceberg et de l’énorme stratégie de guerre annoncée contre l’Algérie, estiment les mêmes sources algériennes.

    « Même si les USA prétextent, previ-t-on côté algériens, leur mobilisation en Afrique pour une coordination de lutte contre le terrorisme et pour préserver leurs intérêts, il est tout de même difficile de ne pas croire que les USA n’ont pas un intérêt pour une partie de l’Algérie dont les réserves de gaz de schiste, de gaz conventionnel et d’autres minéraux comme l’uranium. »

    A en croire ces analystes, les clans hostiles aux régimes de Téhéran et d’Alger sont déjà sur le terrain pour la mise en marche de la locomotive de déstabilisation.

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