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Sur les traces d’Al-Farabi : l’artiste Zhanuzak Mussapir nous emmène au cœur des cités de l’Orient

Première exposition marocaine de l'artiste international Zhanuzak Mussapir à la Galerie INEX de Salé. Une fresque monumentale de 11,5 mètres pour retracer l'épopée intellectuelle et la sagesse d'Al-Farabi. Un dialogue artistique entre l'Orient et l'Occident au service de la diplomatie culturelle et du partage mémoriel.

LA VÉRITÉ


Du 5 au 7 février 2026, la galerie INEX de Salé présente la première exposition marocaine du peintre kazakh Zhanuzak Mussapir. Cet événement célèbre le parcours intellectuel du philosophe Al-Farabi à travers une fresque monumentale aux dimensions spectaculaires.

L’artiste de renommée internationale Zhanuzak Mussapir investit la ville de Salé pour un rendez-vous culturel sans précédent. La Galerie d’art INEX Chaoui Bois accueille cette rencontre prestigieuse en partenariat avec l’Ambassade de la République du Kazakhstan et le Musée Belghazi. L’exposition, placée sous le thème « L’enfance et la vie d’Al-Farabi », marque officiellement les premiers pas de l’artiste dans le Royaume. Par conséquent, cet événement transforme l’espace de la galerie en un théâtre de la pensée universelle. Mussapir souhaite ainsi jeter une passerelle créative entre les peuples par le biais d’une esthétique complexe.

 

Un géant de la peinture

L’attraction principale réside dans une œuvre dont les dimensions défient la mesure ordinaire. Cette fresque épique, baptisée « De l’enfance à la sagesse », s’étire sur une longueur vertigineuse de 11,5 mètres. En outre, elle s’élève à 1,8 mètre de hauteur, dominant l’espace telle une cathédrale de pigments. L’artiste a façonné ce chef-d’œuvre durant quatre années intenses, de 2016 à 2020. Cinq tableaux interconnectés structurent ce récit visuel aussi fluide qu’un fleuve de mémoire. Chaque panneau illustre une étape cruciale de la vie d’Al-Farabi, depuis ses racines jusqu’à son rayonnement intellectuel total.

D’abord, le spectateur découvre l’enfance du savant dans la cité d’Otrar. Ensuite, le voyage se poursuit vers les centres du savoir mythiques comme Samarkande et Boukhara. Enfin, l’œuvre atteint son apogée dans les rues de Bagdad et de Damas. Cette épopée picturale ressemble à un désert fertile où chaque grain de sable cache une idée philosophique. Cependant, l’artiste ne se contente pas de raconter l’histoire, il capture le mouvement de la caravane humaine en quête de vérité.

 

Diplomatie par l’image

La Galerie INEX précise que l’exposition confirme la position de la culture marocaine comme un pont authentique entre l’Orient et l’Occident. Les toiles de Mussapir capturent l’essence même du dialogue interculturel par des symboles puissants. Elles mettent en scène des manuscrits, des livres et des paysages qui respirent une sérénité absolue. En revanche, cette paix contraste avec le dynamisme des scènes de voyage représentées, créant une antithèse visuelle entre l’errance et la sagesse. Cet équilibre témoigne d’une maîtrise technique exceptionnelle de la part de l’artiste.

De plus, les organisateurs rappellent que les arts plastiques constituent un levier majeur de diplomatie culturelle. Cette initiative renforce la coopération internationale grâce à la célébration d’un héritage intellectuel partagé entre les deux nations. L’exposition ne se limite donc pas à une simple présentation esthétique, elle interroge la permanence de la pensée humaine face au passage du temps. Ainsi, Salé devient le miroir où l’histoire ancienne du Kazakhstan rencontre la terre hospitalière du Maroc.


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