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CGEM : La feuille de route de Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri pour 2026-2029

Un programme stratégique pour transformer l'économie marocaine par l'impact et l'innovation

LA VÉRITÉ


Le binôme composé de Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri, unique candidat à la direction de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), a officiellement dévoilé son plan stratégique pour le prochain mandat. Lors d’une rencontre tenue ce lundi 11 mai, les deux responsables ont exprimé leur volonté de transformer l’institution en une force d’impact direct sur la rentabilité des entreprises. Ce programme, conçu après une vaste consultation des fédérations et des régions, s’inscrit dans une dynamique de croissance nationale soutenue, portée par des investissements publics records et la perspective historique de la Coupe du Monde 2030.

Le premier pilier de cette stratégie vise une transformation profonde de l’environnement des affaires à travers une simplification administrative sans précédent. Tazi et Bachiri proposent de substituer les autorisations préalables par des cahiers des charges avec un contrôle a posteriori, tout en engageant des réformes sur la fiscalité locale et le Code du travail. L’accent est également mis sur la facilitation de l’accès au foncier industriel et la mise en place de mécanismes de garantie financière spécifiques, destinés à alléger le coût du crédit pour les très petites entreprises et les jeunes entrepreneurs.

En matière de souveraineté productive, le duo affiche une ambition claire : atteindre un taux d’intégration locale de 70 % pour réduire la dépendance aux importations. Mohamed Bachiri insiste sur la nécessité de développer un écosystème national de robotique et de biens d’équipement afin que les usines marocaines utilisent des technologies produites localement. Ce volet inclut également une accélération de la transition énergétique et de la décarbonation, des étapes jugées indispensables pour maintenir la compétitivité des exportations marocaines, notamment vers le marché européen.

L’innovation et la digitalisation constituent le troisième moteur de ce programme, en parfaite cohérence avec la stratégie nationale Maroc Digital 2030. Les candidats prévoient d’investir massivement dans les infrastructures de données et l’intelligence artificielle pour transformer les processus industriels et commerciaux. À travers le « Morocco Innovation Lab », la CGEM compte jouer un rôle opérationnel pour accompagner les PME dans leur montée en gamme technologique, faisant de l’innovation un outil quotidien de rentabilité plutôt qu’un simple concept théorique.

Enfin, le programme se projette à l’international et renforce la cohésion interne du patronat. L’ambition est de créer des corridors d’affaires vers l’Afrique et l’Europe tout en mobilisant la diaspora marocaine comme levier de compétences. Sur le plan interne, le binôme s’engage à fluidifier les échanges entre les commissions régionales et sectorielles, tout en maintenant un dialogue social apaisé avec les syndicats. Ce projet global sera soumis au vote des membres de la Confédération le 14 mai prochain pour définir la trajectoire économique du secteur privé jusqu’en 2029.


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