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Souveraineté hydrique : Cap sur un modèle résilient et durable

LA VÉRITÉ


L’année 2025 marque un tournant majeur dans la stratégie hydrique du Royaume, sous l’impulsion directe du Souverain qui a fait de la gestion durable de l’eau une priorité d’intérêt national. Face à une pression croissante sur les ressources, combinant sécheresse prolongée, croissance démographique et exigences agricoles, le Maroc opère une mutation profonde de son modèle de gouvernance de l’eau, à travers une série de projets structurants, portés aussi bien par l’État que par ses partenaires stratégiques.

Parmi les fers de lance de cette nouvelle stratégie hydrique, le groupe OCP figure en position centrale, avec la mise en service en 2025 d’un pipeline d’environ 200 kilomètres entre Jorf Lasfar et Khouribga, dédié exclusivement au transport d’eau dessalée. Ce projet emblématique, adossé aux stations de dessalement de Jorf, permet de sécuriser l’approvisionnement hydrique des sites miniers tout en préservant les ressources souterraines de la région. Il illustre l’ambition de découpler le développement industriel de l’exploitation des nappes phréatiques, dans une logique d’anticipation écologique et d’efficacité industrielle.

C’est l’ensemble du modèle hydrique national qui connaît aujourd’hui un redéploiement stratégique. Le Royaume mise sur une diversification intelligente des sources, alliant barrages collinaires, réutilisation des eaux usées, interconnexions hydrauliques régionales et généralisation progressive du dessalement. Les grands projets en cours à Casablanca, Safi, Guelmim et Dakhla s’inscrivent dans cette vision intégrée, avec une ambition affirmée : atteindre, à moyen terme, plus de 1 milliard de mètres cubes d’eau dessalée par an, dédiés aux usages industriels, agricoles et urbains.

Cette transformation exige aussi une reconfiguration de la gouvernance. L’actualisation de la feuille de route nationale de l’eau, la montée en puissance de l’Agence nationale des eaux et forêts, et la réforme des offices régionaux de distribution s’inscrivent dans une volonté de rationalisation et de résilience. La question du financement, quant à elle, fait l’objet d’un cadrage rigoureux, avec un appel croissant à la contribution du secteur privé, des bailleurs internationaux et des entreprises concernées.

En parallèle, le chantier de la sensibilisation citoyenne monte en puissance. La mobilisation nationale autour de l’économie d’eau, portée par les campagnes institutionnelles, les collectivités territoriales et les acteurs de la société civile, participe d’un changement culturel nécessaire pour faire face à la rareté croissante de cette ressource. Le Maroc pose ainsi les bases d’un modèle hydrique souverain, résilient et durable, aligné sur les priorités royales et les exigences climatiques du présent.


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