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SNESup : Grève des enseignants-chercheurs les 7 et 8 octobre

Le SNESup dénonce des réformes unilatérales et appelle à défendre l'université publique

LA VÉRITÉ


Les bureaux locaux du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESup) à Rabat-Salé ont annoncé une grève nationale d’avertissement les 7 et 8 octobre 2025. Ce mouvement vise à dénoncer ce que le syndicat qualifie de « tension sans précédent » dans les universités marocaines.

Dans un communiqué publié ce jeudi, le SNESup affirme que cette grève constitue une réponse ferme aux « tentatives du gouvernement de porter atteinte à l’enseignement supérieur public », notamment par l’imposition de réformes décidées sans concertation et le retrait d’engagements antérieurs.

Le principal motif de contestation concerne le projet de loi 59.24 relatif à l’enseignement supérieur, transmis au Parlement selon des modalités jugées « unilatérales et excluantes ». Le syndicat rejette catégoriquement la version actuelle du texte, en particulier la création d’un « Conseil des gouverneurs », qu’il perçoit comme un mécanisme visant à démanteler les instances universitaires élues et à ouvrir la gouvernance académique à des acteurs extérieurs au corps professoral. Il critique également l’introduction du terme « structures sectorielles », estimant qu’il menace l’intégration des établissements dans leur écosystème académique.

Au-delà du cadre législatif, le SNESup dénonce le « passage en force » des cahiers des normes pédagogiques, imposés sans dialogue sérieux avec la communauté universitaire. Selon le syndicat, cette approche marginalise les enseignants-chercheurs et met en péril les fondements de l’université publique.

Le syndicat rappelle que son cahier de revendications national « reste indivisible et ne saurait être reporté ». Il exige notamment la mise en œuvre intégrale de l’accord du 20 octobre 2022, avec des mesures concrètes telles que l’intégration du coût financier lié au dossier du doctorat français, la reconnaissance de l’ancienneté générale et la généralisation de neuf années d’ancienneté dans le cadre de la loi de finances 2026.

Le communiqué souligne également la dégradation des conditions de travail dans les établissements universitaires de la région Rabat-Salé, marqués par un manque criant d’infrastructures, une surpopulation étudiante, une pénurie de personnel pédagogique et un dédéfic chronique en ressources matérielles.

Le SNESup appelle tous les enseignants-chercheurs à participer massivement à cette grève nationale et à « unifier les rangs pour défendre l’université publique et préserver les acquis du corps professoral ».


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