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Sécurité routière : le Maroc est devenu un acteur de référence aux Nations Unies

Le Royaume s'érige à l'ONU en modèle mondial de la sécurité routière sous l'impulsion de la Vision Royale. Une stratégie nationale 2030 ambitieuse et des partenariats stratégiques renforcés avec la France et l'Espagne. La Déclaration de Marrakech et le Prix Mohammed VI officiellement intégrés à la feuille de route de l'Assemblée générale.

LA VÉRITÉ


Réunis au siège des Nations Unies à New York les 20 et 21 juillet 2026, les dirigeants mondiaux ont examiné les progrès réalisés pour réduire de moitié les décès routiers d’ici 2030. Dans ce cadre, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a présenté les avancées majeures du Royaume, saluées par ses partenaires espagnols et français. Cette session de haut niveau a consacré le rôle de pionnier du Maroc, dont les propositions ont été intégrées à la Déclaration finale de l’Assemblée générale.

 

Un leadership marocain ancré dans une vision stratégique

Le leadership du Royaume du Maroc en matière de sécurité routière a été mis en avant lors d’une réunion de haut niveau organisée au siège des Nations Unies à New York. Ce rayonnement international, porté par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, s’inscrit dans la vision du Roi Mohammed VI. Selon le ministre, cette vision royale a fait de la protection du droit à la vie et de la sécurité routière un choix stratégique majeur.

Cette orientation a permis de positionner le Maroc comme un partenaire fiable et une référence au niveau mondial dans ce domaine. L’engagement marocain repose sur une stratégie nationale intégrée à l’horizon 2030, en parfaite adéquation avec le Plan mondial pour la sécurité routière. Cette feuille de route s’appuie sur plusieurs piliers fondamentaux : la bonne gouvernance, l’application rigoureuse de la loi, le développement des infrastructures, ainsi que la formation et l’intégration de l’intelligence artificielle.

 

Une priorité nationale depuis deux décennies

Le Maroc a érigé la sécurité routière en « priorité nationale » depuis plus de vingt ans. Intervenant lors d’une session initiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), M. Kayouh a rappelé que ce processus a débuté avec le lancement de la première Stratégie nationale en 2004. Depuis cette date, le pays a considérablement renforcé sa législation et amélioré l’efficacité des interventions d’urgence.

Aujourd’hui, le Royaume déploie des moyens technologiques importants pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD). Parmi les mesures concrètes figure le déploiement de 552 nouveaux radars de contrôle automatisé. Parallèlement, le programme « Safe Autocar » vise à moderniser les autobus de transport public par l’intégration de technologies de sécurité avancées. L’éducation n’est pas en reste, avec la création de centres éducatifs interactifs dédiés à la sensibilisation des plus jeunes dans plusieurs régions du pays.

 

Une coopération « excellente » avec l’Espagne et la France

En marge des sessions plénières, le ministre marocain a multiplié les entretiens bilatéraux pour consolider les alliances régionales. Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a qualifié d’« excellente » la coopération entre Rabat et Madrid en matière de sécurité routière. M. Marlaska a souligné que cette coordination est remarquable à tous les niveaux, saluant l’efficacité des politiques mises en œuvre par le Royaume.

Le Maroc a également renforcé ses liens avec la France lors d’un entretien entre M. Kayouh et Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté. Les deux parties ont convenu de relever ensemble des défis communs, notamment par le partage de données entre l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) et son homologue française.

Un comité technique conjoint sera mis en place pour traiter de problématiques émergentes, telles que la réglementation des trottinettes électriques et l’encadrement des activités de livraison à deux-roues. Cet échange intervient peu après la visite au Maroc d’une délégation française conduite par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

 

La « Déclaration de Marrakech » comme boussole internationale

L’un des moments forts de cette réunion à l’ONU a été la reconnaissance de la contribution marocaine à la gouvernance mondiale. La 4ᵉ Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière, tenue en février 2025 à Marrakech, a été citée comme une étape historique. Les Nations Unies ont officiellement intégré les amendements proposés par le Maroc dans leur Déclaration finale, incluant les principes de la « Déclaration de Marrakech ».

Le document onusien salue également le lancement du Prix international Mohammed VI pour la sécurité routière. Ce prix vise à encourager l’innovation et à valoriser les meilleures pratiques mondiales pour sauver des vies. Pour les observateurs présents à New York, notamment l’ambassadeur Omar Hilale et le directeur de la NARSA, Benacer Boulaajoul, ces avancées constituent une reconnaissance internationale inédite des efforts du Royaume.

La réunion de haut niveau s’est achevée sur un engagement renouvelé des États membres à intensifier leurs actions pour réduire de moitié le nombre de blessés et de décès sur les routes d’ici la fin de la décennie.


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