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Santé de notre monnaie : Le dirham gagne du terrain face à l’euro en ce début d’année 2026

Appréciation du dirham et envolée des réserves de change à 448,8 milliards de dirhams. Stabilité monétaire garantie par Bank Al-Maghrib via une injection quotidienne de 143,7 milliards de dirhams de liquidités. Léger repli de la Bourse de Casablanca malgré la performance spectaculaire de 17,1 % du secteur minier.

LA VÉRITÉ


Bank Al-Maghrib (BAM) a publié ses indicateurs hebdomadaires à Rabat le 17 janvier 2026 pour faire le point sur la santé financière du pays. Cette note d’information officielle couvre l’activité économique et monétaire du 8 au 13 janvier 2026. Le rapport dévoile une appréciation du dirham face à l’euro dans un environnement de grande stabilité. L’institution centrale cherche ainsi à garantir la transparence sur la liquidité bancaire et les réserves de change du Royaume.

 

Un bouclier financier solide

Le dirham affiche une forme olympique face aux devises étrangères. La monnaie nationale s’apprécie de 0,16 % face à l’euro durant cette période. Parallèlement, elle reste stable comme un roc vis-à-vis du dollar américain. Les autorités monétaires n’ont d’ailleurs réalisé aucune opération d’adjudication sur le marché des changes. Cette absence d’intervention directe souligne une autorégulation efficace du marché.

En outre, les coffres de l’État affichent une santé de fer. Les avoirs officiels de réserve atteignent le sommet vertigineux de 448,8 milliards de dirhams au 9 janvier 2026. Ce chiffre représente une hausse de 1 % en une seule semaine. Plus impressionnant encore, ce trésor de guerre bondit de 22 % en glissement annuel. Cette envolée spectaculaire constitue un véritable rempart contre les chocs économiques externes.

 

Injection massive de liquidités

BAM joue son rôle de poumon du système bancaire avec une précision chirurgicale. Le volume moyen quotidien de ses interventions se chiffre à 143,7 milliards de dirhams. La Banque centrale répartit ses efforts pour irriguer l’économie de manière équilibrée. Elle injecte 53,8 milliards de dirhams sous forme d’avances à 7 jours. Les pensions livrées à plus long terme mobilisent 51,4 milliards de dirhams. Enfin, les prêts garantis complètent ce dispositif avec 38,5 milliards de dirhams.

Le marché interbancaire conserve un dynamisme constant. Le volume quotidien moyen des échanges s’établit à 6 milliards de dirhams. Le taux interbancaire se fige à une moyenne de 2,25 %. Plus précisément, lors de l’appel d’offres du 15 janvier 2026, l’institution a injecté 57,8 milliards de dirhams supplémentaires. Ces mouvements financiers assurent une fluidité indispensable au financement de l’économie réelle.

 

Ombres et lumières boursières

La Bourse de Casablanca traverse une zone de turbulences légères. L’indice MASI se replie de 0,3 % entre le 8 et le 13 janvier. Toutefois, cette baisse n’efface pas la performance annuelle qui culmine à 2,8 % depuis le début de l’exercice. Le volume hebdomadaire des échanges ralentit, passant de 2,8 à 2,1 milliards de dirhams.

Le marché actions ressemble à un paysage de contrastes saisissants. Les secteurs du bâtiment et de l’immobilier broient du noir avec des chutes respectives de 3 % et 3,1 %. Les banques et les services de transport subissent aussi des baisses modérées. À l’inverse, le secteur des mines brille de mille feux. Son indice s’envole de 17,1 %, agissant comme la locomotive de la place financière durant cette séquence.


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