[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

Sahara marocain : Hilale interpelle le C24

Omar Hilale dénonce à Managua le maintien « anachronique » du dossier du Sahara marocain au Comité des 24 après la résolution historique 2797 du Conseil de sécurité. Fort d'un consensus international de 130 États, le Royaume consacre le plan d’autonomie comme l'unique base de règlement et exhorte l'Algérie à sortir de l'impasse idéologique. Entre transformation socio-économique des provinces du Sud et main tendue royale, Rabat privilégie désormais une solution politique juste « sans vainqueur ni vaincu ».

LA VÉRITÉ


Lors du séminaire régional du Comité des 24 de l’ONU à Managua, l’ambassadeur Omar Hilale a appelé à une révision de l’agenda onusien concernant le Sahara marocain. S’appuyant sur la récente résolution 2797 du Conseil de sécurité, le diplomate a souligné le caractère obsolète des débats au sein du C24, exhortant les parties prenantes, notamment l’Algérie, à saisir l’opportunité d’un règlement définitif basé sur le plan d’autonomie.

 

Un agenda jugé en contradiction avec la Charte de l’ONU

Réunis à Managua, au Nicaragua, du 25 au 27 mai 2026, les membres du séminaire régional du Comité des 24 (C24) ont entendu un plaidoyer ferme de la part du représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies. Selon Omar Hilale, le maintien de la question du Sahara marocain à l’ordre du jour de ce comité est désormais « anachronique ».

L’ambassadeur a étayé sa position en invoquant le droit international. Ce maintien constitue une violation de l’article 12 de la Charte des Nations Unies, lequel stipule la primauté du Conseil de sécurité sur les organes subsidiaires de l’Assemblée générale pour les dossiers en cours de traitement. Cette situation serait d’autant plus flagrante depuis l’adoption de la résolution 2797, qui a instauré une nouvelle dynamique diplomatique pour la région.

 

La résolution 2797 : une nouvelle boussole diplomatique

Pour la diplomatie marocaine, la résolution 2797 du Conseil de sécurité marque un tournant décisif en traçant une voie claire sous l’égide de l’Envoyé personnel du Secrétaire général, avec le soutien des États-Unis. Ce texte consacre officiellement le plan d’autonomie, proposé par le Maroc en 2007, comme la « seule et unique base sérieuse et crédible » pour aboutir à un règlement final de ce différend régional.

L’ambassadeur Hilale a précisé que cet organe suprême de l’ONU, chargé de la paix et de la sécurité internationales, a ainsi tranché en faveur d’une solution pacifique et négociée. Selon lui, le dossier ne relève plus d’un « narratif doctrinaire de décolonisation » que certains tenteraient encore d’instrumentaliser, mais bien de la compétence exclusive du Conseil de sécurité.

 

Appel à la responsabilité des quatre parties

Le processus politique actuel repose sur la participation active de quatre acteurs clés : le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le « polisario ». Omar Hilale a insisté sur le fait que l’heure n’est plus aux « discours idéologiques obsolètes » ni aux « approches routinières » qui ont maintenu le dossier dans l’impasse pendant cinq décennies.

D’après les sources diplomatiques, le Maroc a déjà « joint les actes à la parole » en détaillant son plan d’autonomie au lendemain de la résolution 2797, notamment lors de discussions tenues à Washington et à Madrid. Le diplomate a souligné que le succès de cette dynamique dépend désormais de la volonté des autres parties à respecter leurs engagements et à cesser toute forme de procrastination. Un choix historique se poserait ainsi à elles : sortir de l’exil les populations des camps de Tindouf ou s’enferrer dans un statu quo porteur de risques sécuritaires pour toute la région.

 

Le développement socio-économique comme réalité de terrain

Parallèlement au volet politique, l’ambassadeur a mis en avant les transformations structurelles opérées dans les provinces du Sud sous l’impulsion du Nouveau modèle de développement lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Ce développement se traduit par des indicateurs concrets et mesurables :

  • Infrastructures modernes et réseaux de transport.
  • Projets d’envergure dans les énergies renouvelables.
  • Essor de l’économie bleue.
  • Renforcement des services de santé et d’éducation.

Ces réalisations sont présentées comme une preuve de l’ancrage définitif du développement dans la région, tourné vers la dignité des citoyens. Ce constat est d’ailleurs soutenu par un consensus international croissant, plus de 130 États membres des Nations Unies exprimant désormais leur appui à l’initiative marocaine d’autonomie.

 

Une solution « sans vainqueur ni vaincu »

En conclusion de son intervention, Omar Hilale a rappelé la philosophie qui guide l’action du Royaume en citant un discours royal prononcé après l’adoption de la résolution 2797. Le souverain y réaffirmait l’attachement du Maroc à une solution qui « sauve la face de toutes les parties », privilégiant l’équilibre et le refus de transformer les avancées diplomatiques en « trophée » ou en source d’antagonisme.

Pour le représentant marocain, cette approche reflète une volonté de clore ce chapitre avec gravité et responsabilité. La conviction de Rabat est qu’une solution politique juste et durable est désormais « à portée de main », à condition que l’ensemble des parties prenantes fassent preuve du courage nécessaire pour l’assumer.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]