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Sahara : Les États-Unis confirment leur soutien exclusif au plan d’autonomie

Par Yassine Andaloussi


La question du Sahara occidental connaît un tournant diplomatique majeur. À New York, lors d’une rencontre avec l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura, le conseiller spécial du président américain Donald Trump, Massad Boulos, a réaffirmé la position des États-Unis, l’autonomie sous souveraineté marocaine constitue la seule solution viable et réaliste au conflit qui oppose le Maroc au Front Polisario, soutenu par l’Algérie.

Cette déclaration, relayée le 5 septembre 2025, s’inscrit dans la continuité d’une ligne américaine adoptée depuis décembre 2020, lorsque Washington avait reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Elle confirme également des prises de position récentes, comme celles du sénateur Marco Rubio, qui, dès avril 2025, avait défendu le plan marocain d’autonomie comme « la seule base sérieuse et durable » pour résoudre ce différend régional.

La sortie américaine intervient à un moment stratégique, à l’approche du renouvellement du mandat de la MINURSO au Conseil de sécurité, prévu pour octobre 2025. Selon plusieurs observateurs, une nouvelle résolution pourrait consacrer l’autonomie comme unique cadre de règlement, écartant ainsi définitivement le spectre d’un référendum d’autodétermination, jugé irréaliste depuis des décennies.

Les États-Unis ne sont pas seuls à défendre cette approche. La France et le Royaume-Uni, après des années de prudence, ont évolué vers un soutien explicite au plan d’autonomie marocain, le qualifiant de solution « crédible et pragmatique ». Ces convergences diplomatiques renforcent la position du Maroc sur la scène internationale, alors que le pays poursuit son ancrage en Afrique et consolide ses partenariats avec les grandes puissances.

Pour le Maroc, cette confirmation américaine constitue un atout supplémentaire. Elle renforce sa légitimité diplomatique et crédibilise son initiative d’autonomie, présentée depuis 2007 comme une solution de compromis, garantissant aux populations sahraouies une large gestion de leurs affaires locales, tout en préservant l’intégrité territoriale du royaume.

La rencontre entre Staffan de Mistura et Massad Boulos illustre la volonté américaine de peser davantage sur le dossier. À l’approche de la réunion du Conseil de sécurité, il est clair que Washington cherche à orienter la communauté internationale vers un règlement définitif basé sur l’autonomie.

Si cette orientation se confirme en octobre, le conflit du Sahara pourrait entrer dans une nouvelle phase, où les options de négociation se réduiraient à une seule : celle d’une autonomie sous souveraineté marocaine, soutenue par les principales puissances mondiales.


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