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Sahara : Des voix locales s’élèvent à l’ONU, le Maroc défend son initiative

Message fort à l'ONU : Le Maroc réaffirme sa souveraineté sur le Sahara depuis Dili

Par Mohammed Taoufiq Bennani


A des milliers de kilomètres, dans la capitale paisible du Timor-Leste, Dili, se joue une partie cruciale pour l’avenir d’un territoire cher au cœur des Marocains. Du 21 au 23 mai 2025, cette ville, loin des projecteurs habituels, est devenue l’épicentre d’un débat intense devant le Comité des 24 (C24) de l’ONU, entièrement consacré au Sahara marocain. Le Maroc y a dépêché une délégation de poids, non pas pour négocier, mais pour affirmer sa vision et présenter une réalité en plein essor.

Un maroc déterminé porte la voix du sahara

Menée par les ambassadeurs Omar Hilale et Redouane Houssaini, cette délégation ne viens pas en simple spectatrice. Elle prends l’offensive, déterminée à informer le Comité des 24 des avancées décisives sur le dossier. Le message clé a résonné : le soutien international à l’Initiative marocaine d’autonomie ne cesse de croître. Désormais, plus de 117 pays, soit plus de 60% des États membres de l’ONU, se rangent derrière cette solution. Parmi eux, des soutiens de taille comme la France et les États-Unis, deux membres permanents du Conseil de sécurité. Le Maroc a ainsi démontré que sa proposition n’est pas isolée, mais qu’elle recueille une adhésion de plus en plus large sur la scène mondiale.

Développement sur le terrain et un doigt pointé vers l’algérie

Mais les mots ne suffisent pas. Le Maroc a voulu prouver que le Sahara n’est pas un territoire figé par le conflit, mais une terre d’avenir. La délégation mettra en avant les progrès concrets réalisés grâce au nouveau Modèle de développement, lancé en 2015. Ce plan ambitieux mobilise plus de 10 milliards de dollars et affiche un taux de réalisation élevé, dépassant les 80 %. Routes, ports, énergies renouvelables… la vie des habitants se transforme. Pourtant, au milieu de cette dynamique positive, la délégation marocaine va clairement identifier l’obstacle majeur : l’Algérie. Les représentants marocains vont rappeler la responsabilité historique et politique d’Alger dans la persistance du différend. Le vice-président du CORCAS a été très direct : « Ce conflit perdure à cause de son ingérence », a-t-il affirmé, citant la résolution 2756 de l’ONU de 2024, qui, pour la première fois, souligne explicitement le rôle de l’Algérie.

Les Sahraouis parlent pour eux-mêmes

Pour montrer la réalité sur le terrain, le Maroc a donné la parole à ceux qui vivent et construisent l’avenir du Sahara. Mme Ghalla Bahiya, élue de la région Dakhla-Oued Eddahab, et M. M’hamed Abba, élu de Laâyoune-Sakia El Hamra, participront au séminaire, invités par la présidente du C24, comme c’est le cas depuis plusieurs années. Leur présence n’était pas anodine ; elle incarne la stratégie marocaine de montrer que les Sahraouis eux-mêmes participent activement à la vie politique et au développement de leurs régions. Avec force, Ghalla Bahiya a lancé un message percutant : « Nous construisons l’avenir ici, pas dans les camps de Tindouf ». Cette déclaration forte et directe contredit l’image d’un Sahara prétendument « occupé » et replace le débat sur la volonté des habitants. Pourtant, une question brûlante demeure : jusqu’à quand l’Algérie refusera-t-elle d’engager un dialogue direct, un dialogue pourtant exigé par les Nations Unies ?

L’attente d’une impulsion internationale

À Dili, le Maroc va présenter un dossier solide, s’appuyant sur ses alliances internationales, les preuves du développement sur le terrain et la voix de ses élus sahraouis. Cependant, malgré cette offensive diplomatique, l’ »épine algérienne » continue de bloquer le processus. Alors que le C24 analyse les informations, une question essentielle se pose : la communauté internationale, consciente du rôle de l’Algérie, exercera-t-elle la pression nécessaire pour débloquer la situation et favoriser un dialogue direct ? La réponse pourrait commencer à se dessiner lors de la prochaine réunion du Conseil de sécurité, prévue en octobre 2025.


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