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Bank Al-Maghrib : la résilience de l’économie à l’épreuve du conflit en Iran

Face aux turbulences au Moyen-Orient, Bank Al-Maghrib mise sur la solidité des fondamentaux nationaux

LA VÉRITÉ


Dans un climat international marqué par l’incertitude du conflit en Iran, le gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, affiche une sérénité prudente. Tout en surveillant de près l’envolée des prix de l’énergie, l’institution maintient ses perspectives de croissance et d’inflation pour l’exercice 2026.

L’économie marocaine fait preuve d’une robustesse notable alors que le conflit impliquant l’Iran entre dans sa troisième semaine. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 17 mars 2026, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, a tenu à rassurer les marchés et l’opinion publique sur la capacité de résistance du Royaume. Bien que le gouverneur ne cache pas son souhait d’une résolution diplomatique rapide pour éviter un enlisement global, il souligne que les piliers de l’économie nationale demeurent stables. Pour naviguer dans ces eaux troubles, la Banque centrale a instauré un dispositif de veille mensuel rigoureux, permettant d’ajuster la politique monétaire en temps réel sur la base d’indicateurs chiffrés précis. Cette approche proactive vise à anticiper les chocs exogènes avant la prochaine réunion du conseil prévue en juin, tout en s’appuyant sur la reprise vigoureuse du tourisme, de l’agriculture et des exportations.

La question de l’inflation reste au cœur des préoccupations, bien que les prévisions de Bank Al-Maghrib demeurent, pour l’heure, sous contrôle. Abdellatif Jouahri table sur un maintien du taux d’inflation autour de 2 % pour l’année 2026, à condition que les cours du pétrole se stabilisent aux environs de 80 dollars le baril. Cependant, la réalité du terrain impose une vigilance accrue puisque les prix à la pompe ont déjà subi une correction brutale avec une hausse de 2 dirhams pour le gasoil et de 1,44 dirham pour l’essence depuis le début des hostilités. Malgré cette pression énergétique immédiate, le gouverneur estime qu’aucune mesure structurelle d’urgence n’est nécessaire à ce stade, faisant le pari d’une économie marocaine capable d’absorber la volatilité grâce à sa politique monétaire prudente et sa flexibilité intrinsèque face aux variations des marchés mondiaux.

Ce message de confiance est largement partagé par le gouvernement, comme l’a rappelé la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui. Le Maroc dispose en effet de plusieurs remparts stratégiques, notamment des réserves de change solides et une accélération de son mix énergétique vers les énergies renouvelables, ce qui réduit progressivement la dépendance aux hydrocarbures importés. En tant qu’économie ouverte, le Royaume reste certes exposé aux fluctuations des flux commerciaux internationaux, mais la maturité de ses institutions financières lui permet de maintenir ses équilibres budgétaires. La synergie entre la Banque centrale et le ministère de l’Économie dessine ainsi une stratégie de défense cohérente, misant sur la diplomatie internationale pour apaiser les tensions tout en préparant le pays à toutes les éventualités économiques durant ce printemps 2026.


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