Visas Schengen : Bruxelles prépare une réforme qui concerne les Marocains
La Commission européenne a lancé une nouvelle étape dans la réforme des visas Schengen. Entre simplification des démarches, visas de longue validité et contrôles renforcés, les changements envisagés pourraient modifier les conditions de voyage des ressortissants marocains.

La Vérité
La réforme des visas Schengen entre dans une nouvelle phase. Le 8 septembre 2026, la Commission européenne a ouvert une consultation publique en vue de réviser le Code communautaire des visas. L’exécutif européen prévoit de présenter sa proposition législative au premier trimestre 2027.
D’abord, Bruxelles souhaite faciliter les déplacements des voyageurs réguliers. Sa stratégie, présentée en janvier, envisage notamment des visas à entrées multiples dont la validité pourrait dépasser cinq ans pour certains demandeurs disposant d’un historique de voyages conforme aux règles.
Des procédures simplifiées, mais des contrôles renforcés
La réforme s’inscrit dans un programme de numérisation des demandes de visa. L’Union européenne prévoit de remplacer progressivement les vignettes apposées sur les passeports par des visas numériques.
La Commission veut renforcer les outils de contrôle et adapter sa politique de visas à la coopération des pays tiers en matière de migration et de réadmission.
Pour les Marocains, ces évolutions pourraient faciliter certains déplacements professionnels, touristiques et familiaux. Toutefois, les nouvelles dispositions restent à définir et ne garantissent aucun assouplissement automatique.
Ce qui ne change pas pour le moment
Actuellement, les frais réglementaires d’un visa Schengen de court séjour restent fixés à 90 euros pour les adultes et à 45 euros pour les enfants de 6 à moins de 12 ans. Les prestataires peuvent facturer des frais de service supplémentaires.
La consultation lancée en septembre ne constitue donc ni une hausse tarifaire déjà adoptée ni une modification immédiate des conditions de délivrance.
Pour les demandeurs marocains, l’enjeu sera désormais de savoir si cette réforme réduira réellement les délais, les démarches administratives et les difficultés d’accès aux rendez-vous consulaires.

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