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Réforme de l’ASGPA à Rabat : vers une nouvelle ère de diplomatie parlementaire en Afrique.

Rabat s’impose comme le centre névralgique de la coopération législative continentale sous l'impulsion stratégique du Maroc. Une refonte historique des statuts vise à transformer l’ASGPA en un moteur d'excellence administrative au service des parlements africains. La diplomatie parlementaire franchit une étape décisive pour devenir une boussole de stabilité et de développement pour les peuples d'Afrique.

LA VÉRITÉ


Ce jeudi 5 février 2026, à Rabat, le Maroc préside l’ouverture de la réunion du Comité exécutif de l’Association des secrétaires généraux des parlements africains (ASGPA). Cette rencontre stratégique rassemble dix hauts responsables représentant les cinq zones géographiques du continent pour réviser les statuts de l’organisation et adopter un plan d’action ambitieux. L’objectif central vise à transformer la coordination entre les administrations législatives pour dynamiser l’action parlementaire en Afrique.

 

Un socle juridique rénové

Le président de l’ASGPA, Najib El Khadi, considère cette session comme un véritable laboratoire de réflexion concertée. Il affirme que les défis actuels ressemblent à des tempêtes complexes, mais que la collaboration institutionnelle offre un port de salut pour le progrès continental. Pour ce dirigeant, également Secrétaire général de la Chambre des représentants du Maroc, la révision des statuts ne constitue pas une simple formalité bureaucratique. Au contraire, il décrit ces textes comme la colonne vertébrale qui soutient l’identité, les valeurs et la légitimité de l’écosystème parlementaire africain.

D’ailleurs, Najib El Khadi insiste sur le fait que cette réforme administrative représente une opportunité historique pour sceller l’unité africaine. Par cette démarche, l’association souhaite clarifier ses missions pour briller davantage sur la scène internationale. Dans cette optique, le dialogue et le partage d’expériences servent de leviers pour obtenir des résultats concrets et fructueux pour l’ensemble des membres.

 

Ambition et excellence administrative

Par ailleurs, le nouveau Plan d’action stratégique se donne pour mission de cultiver l’excellence au sein des administrations législatives. L’association veut favoriser l’échange de bonnes pratiques comme on partage des semences pour garantir une récolte démocratique future. Ce plan vise également à muscler les capacités des équipes techniques sur le terrain. Najib El Khadi souligne que l’enjeu consiste à bâtir une ASGPA plus forte et plus audible. En définitive, l’organisation aspire à devenir un partenaire indispensable pour garantir la stabilité et le développement des peuples africains.

 

Diplomatie et efficacité opérationnelle

Simultanément, la secrétaire générale du Parlement Panafricain (PAP), Lindiwe Khumalo, appuie cette vision depuis son intervention par visioconférence. Elle observe que les mutations rapides du système mondial imposent à l’ASGPA un rôle de boussole stratégique pour conseiller les présidents de parlements. Selon elle, ces discussions renforcent directement la diplomatie parlementaire et l’efficacité des interventions sur le continent.

Toutefois, l’élaboration de cette nouvelle stratégie demande une attention particulière aux réalités matérielles et financières. L’association doit impérativement consolider ses moyens pour assumer pleinement ses missions de conseil. Pour y parvenir, le programme de Rabat s’articule autour de deux sessions de travail intensives. La première session analyse la pertinence opérationnelle des statuts. La seconde session se consacre à l’affinement du projet de Plan d’action pour moderniser durablement l’institution. Cet événement prolonge la dynamique amorcée en septembre 2025 à Midrand, en Afrique du Sud, lors de l’élection de Najib El Khadi à la tête de l’organisation.


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