[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

Record battu : 20 mois d’avance pour le chantier du barrage Aït Ziyat

Barrage Aït Ziyat : l’éveil d’un géant pour la sécurité hydrique d’Al Haouz. Un bouclier de 186 millions de mètres cubes pour désaltérer Marrakech et ses terres. Une prouesse technique livrée avec vingt mois d'avance pour dompter l’urgence climatique.

LA VÉRITÉ


Situé dans la province d’Al Haouz, le barrage Aït Ziyat entre aujourd’hui en phase d’exploitation pour sécuriser l’approvisionnement en eau de la région. Ce géant de terre promet de transformer durablement le paysage agricole et social local.

La commune de Tidili Mesfioua célèbre l’achèvement imminent du barrage Aït Ziyat. Cette infrastructure stratégique répond à l’urgence climatique en renforçant la sécurité hydrique régionale. Les autorités ont accéléré les travaux pour livrer cet ouvrage colossal avec vingt mois d’avance. Ce projet concrétise les Hautes Orientations Royales pour une gestion optimisée des ressources nationales. La mobilisation des services provinciaux a permis de surmonter les obstacles techniques majeurs.

 

Un colosse de terre

L’ouvrage se dresse comme une sentinelle de 71 mètres au-dessus des fondations. Sa retenue déploie un miroir d’eau majestueux de 992 hectares au cœur de la province. Ce réservoir peut stocker jusqu’à 186 millions de mètres cubes, une véritable mer intérieure. Le chantier a nécessité un investissement massif dépassant 1,9 milliard de dirhams. Actuellement, les techniciens finalisent les derniers détails puisque le taux d’avancement affiche 99 %. Le remplissage a débuté le 24 février dernier. À ce jour, la structure retient déjà 13 millions de mètres cubes, soit 7 % de sa capacité totale. Le bassin versant couvre, quant à lui, une superficie d’environ 521,7 km².

 

Une assurance-vie régionale

La ville de Marrakech bénéficiera d’une bouffée d’oxygène avec 30 millions de mètres cubes d’eau potable annuels. En aval, l’agriculture recevra un volume vital compris entre 40 et 78 millions de mètres cubes par an. Le chef du projet, Saïd Ouzmou, explique que ce chantier s’intègre dans le Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027. Selon lui, cette initiative garantit la pérennité des ressources pour les générations futures. En plus de l’irrigation, le barrage agit comme un bouclier contre les colères de l’oued Zat. Il protège ainsi les populations locales contre les risques d’inondations dévastatrices.

 

Moteur de progrès social

Le projet insuffle une vitalité nouvelle à l’économie locale par une création d’emplois massive. Il a généré une montagne de travail représentant 450 000 journées pour la main-d’œuvre régionale. Par ailleurs, l’État a construit 13 kilomètres de routes pour désenclaver neuf douars isolés. Les habitants profitent désormais de quatre nouvelles écoles et d’un dispensaire moderne. Quatre mosquées complètent ces infrastructures d’accompagnement indispensables au bien-être communautaire. Le raccordement électrique et le creusement de nouveaux puits améliorent directement le quotidien des citoyens. Ces investissements transforment radicalement le visage de la commune de Tidili Mesfioua.

 

Un rempart environnemental

L’infrastructure préserve les équilibres naturels face à une sécheresse de plus en plus agressive. Elle sert d’antidote aux effets brutaux des changements climatiques qui menacent la région. Ce lac artificiel devient aussi un aimant pour le tourisme écologique en devenir. En valorisant les terres, le barrage stimule une dynamique de croissance équilibrée dans tout Al Haouz. Il renforce l’attractivité territoriale tout en protégeant la biodiversité locale. Ce pilier hydraulique assure enfin la sérénité hydrique de la région Marrakech-Safi pour les décennies à venir. L’exploitation officielle de l’ouvrage marque ainsi le début d’une ère de prospérité pour le monde rural.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]