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Rabat accueille le premier Sommet arabo-africain dédié au financement non lucratif

Un rendez-vous stratégique qui redéfinit les modèles de financement social dans l’espace arabo-africain

LA VÉRITÉ


Jeudi à l’INSEA, la première édition du Sommet arabo-africain sur le financement des organisations à but non lucratif a réuni experts, responsables institutionnels et acteurs économiques pour repenser les mécanismes de soutien au secteur social. Initié par l’association EPIK Leaders, l’événement a placé au centre des débats l’urgence de moderniser les outils de financement dans un contexte marqué par de profondes mutations géostratégiques.

Dès l’ouverture, le directeur de l’INSEA, Mohamed Jaouad El Qasmi, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par les Hautes Orientations Royales en faveur du renforcement de la coopération Sud-Sud. Il a souligné que l’INSEA, qui a formé plus de 7.000 ingénieurs dont 10 % issus de pays africains frères, incarne cette vision de partenariat et d’excellence partagée. Il a également mis en avant l’ambition de l’Institut d’obtenir la reconnaissance internationale de son diplôme d’ingénieur d’État, une première au Maroc.

Le président d’EPIK Leaders, Mahmoud Cherkaoui, a insisté sur la nécessité d’élaborer une feuille de route commune pour un financement plus résilient et autonome. Il a appelé à repenser en profondeur les modèles traditionnels, face aux crises mondiales et à l’évolution des priorités des bailleurs. Selon lui, seule une mobilisation collective permettra de bâtir un réseau solide entre acteurs arabes et africains.

Dans cette même dynamique, les intervenants ont exploré les pistes les plus prometteuses : finance islamique, investissement à impact social, partenariats public-privé ou encore plateformes numériques hybrides combinant fonds publics, capital privé et participation citoyenne. Les discussions ont également mis en relief le potentiel des Bons d’Impact Social et la modernisation de mécanismes tels que la Zakat et le Waqf, désormais renforcés par des outils numériques favorisant transparence et efficacité.

En outre, Ziad El Idrissi, président du club EPIK Leaders INSEA, a rappelé que l’économie sans finalité humanitaire « n’est qu’un corps sans âme ». Il a insisté sur la nécessité de considérer les statistiques comme un instrument de justice et un outil essentiel pour mesurer l’impact sociétal.

La consultante Bouchera Bayed a mis en avant le rôle central de la jeunesse marocaine, arabe et africaine dans cette nouvelle dynamique. Elle a appelé à doter les jeunes des moyens d’être pleinement acteurs du changement, tout en plaidant pour un accompagnement plus soutenu des initiatives associatives.

La rencontre de Rabat a confirmé le rôle pionnier du Maroc en tant que hub arabo-africain du financement social. En combinant innovation, gouvernance renforcée et partenariat stratégique, le Sommet ouvre la voie à des modèles plus durables, capables de transformer les idées en projets concrets au service des populations locales.


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