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Quatre journalistes tués dans une frappe israélienne sur l’hôpital Nasser à Gaza

LA VÉRITÉ


Lundi matin, une frappe israélienne a touché le complexe médical Nasser, situé dans la ville de Khan Younès, au sud de la bande de Gaza, faisant au moins 15 morts, dont quatre journalistes. Selon des sources médicales et des témoins, l’attaque a visé d’abord le quatrième étage du bâtiment, suivi d’un second tir qui a frappé alors que les équipes de secours tentaient de porter assistance aux victimes.

Journalistes ciblés en plein travail

Les journalistes tués couvraient le conflit pour différentes agences et chaînes internationales. Parmi eux figurent Hossam Al Masri (cameraman de Reuters), Mohamed Salama (cameraman d’Al Jazeera), Mariam Abu Daqqa (collaboratrice de l’Associated Press) et Moaz Abu Taha (reporter de NBC). Selon des témoins, ils se trouvaient sur une plateforme extérieure utilisée habituellement pour des retransmissions en direct.

De nouvelles images diffusées par la chaîne égyptienne Al Ghad montrent le moment où un drone israélien a frappé un groupe composé d’un journaliste et de plusieurs secouristes. Lors de la seconde frappe, un photographe de Reuters, Hatem Omar Khaled, a été blessé et un pompier de la Défense civile, Imad Abdul Hakim Al-Shaer, a été tué.

Une zone considérée “rouge” par Israël

L’hôpital Nasser est classé “zone rouge” par Israël, rendant toute couverture médiatique particulièrement dangereuse. Les quatre journalistes, comme de nombreux reporters locaux, vivaient dans des tentes à proximité de l’hôpital pour pouvoir couvrir les bombardements en direct. Selon le gouvernement local, 244 journalistes ont été tués à Gaza depuis le début de l’offensive israélienne en octobre 2023.

Cette guerre est devenue l’un des conflits les plus meurtriers pour la presse depuis des décennies, selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Des organisations comme Reporters sans frontières ont demandé à la Cour pénale internationale que les journalistes palestiniens soient reconnus comme victimes dans son enquête sur de possibles crimes de guerre.


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