Quand l’ascension dérange la désinformation s’organise
Par Yassine Andaloussi
Il suffit d’observer l’intensité des discours hostiles qui circulent actuellement sur les réseaux sociaux pour saisir une réalité devenue évidente. Le Maroc dérange. Une campagne de désinformation et de nuisance se déploie contre le Royaume, révélant moins des faits que l’état d’esprit de ceux qui refusent d’accepter une ascension désormais incontestable.
Le Maroc ne se raconte plus, il se constate. L’ascension footballistique d’abord, visible et mesurable, reconnue par les instances internationales et confirmée par les performances sportives comme par la capacité organisationnelle. L’ascension infrastructurelle ensuite, avec des standards élevés qui placent le Royaume parmi les pays les plus préparés du continent. L’ascension sécuritaire enfin, dans un environnement régional instable où la stabilité marocaine apparaît comme le résultat d’un choix stratégique et non d’un hasard conjoncturel.
L’organisation de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations cristallise cette dynamique. Le consensus est large parmi les observateurs africains et internationaux. Le Maroc dispose des moyens humains, techniques et institutionnels pour livrer une CAN qui fera date. Cette reconnaissance est l’aboutissement d’un processus long, fondé sur la patience, la vision et une gouvernance éclairée portée au plus haut niveau de l’État.
Toute réussite a cependant un coût. À mesure que le Maroc consolide sa position régionale et internationale, les discours hostiles se multiplient. Le champ médiatique agit alors comme un miroir officieux des frustrations et des jalousies de certains acteurs incapables d’assumer ce nouvel équilibre. Faute de pouvoir rivaliser sur le terrain des faits, ils investissent celui du soupçon et de la caricature. Le Royaume est alors réduit à des accusations répétitives de tricherie, de manipulation ou de corruption dans une tentative manifeste de délégitimation.
Cette mécanique repose sur la répétition. À force d’exposer l’internaute aux mêmes narratifs hostiles, le doute s’installe progressivement, même en l’absence de preuves. Le danger ne réside pas uniquement dans la virulence de ces attaques mais dans leur accumulation silencieuse. Sans réponse structurée et coordonnée, le bruit finit par brouiller la perception de la réalité.
Du côté marocain, le champ médiatique révèle pourtant un état d’esprit patriotique fort. Des citoyens prennent l’initiative de défendre l’image du Royaume, de rappeler les faits et de démonter les discours hostiles. Cette mobilisation est saine et révélatrice d’un attachement profond au projet national. Elle demeure toutefois dispersée, portée par l’émotion plus que par une stratégie d’ensemble.
La contre influence n’est plus une option. Elle devient une nécessité stratégique dès lors que les lignes rouges sont franchies et que l’attaque vise la crédibilité d’un pays et la dignité de sa population. Une contre influence efficace ne repose ni sur l’invective ni sur la réaction impulsive. Elle exige de la méthode, de la constance et une occupation intelligente du champ médiatique et des réseaux sociaux.
Le monde numérique est désormais un espace de confrontation symbolique permanente. Celui qui s’y absente laisse aux autres le soin d’écrire son récit. Le Maroc dispose aujourd’hui de tous les leviers pour imposer son narratif, des réalisations tangibles, une vision lisible et une crédibilité en construction continue. Ce qui manque encore, c’est la centralisation et la coordination capables de transformer un patriotisme diffus en une force d’influence structurée et redoutablement efficace.
L’histoire le montre avec constance. Les nations qui avancent sont toujours contestées. La désinformation est souvent le dernier refuge de ceux qui ont déjà perdu la bataille du réel.
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