Quand la recherche se raconte en 180 secondes : L’épreuve de synthèse à Marrakech
Des doctorants expliquent des années de recherche en 180 secondes
LA VÉRITÉ
L’exercice semble simple, pourtant il exige une maîtrise redoutable : raconter des années de recherche complexe en seulement trois minutes, avec le soutien d’une unique image. C’est le défi fascinant que relèvent chaque année des doctorants lors du concours « Ma thèse en 180 secondes » (MTen180S). Ce mardi 4 juin 2025, la finale de l’édition 2025 pour l’Université Cadi Ayyad (UCA) a transformé Marrakech en scène de vulgarisation scientifique intense. Douze jeunes chercheurs ont courageusement affronté l’exercice, prouvant qu’il est possible de rendre la science accessible et passionnante.
Le défi de la clarté
Le Concours francophone international « Ma Thèse en 180 Secondes » poursuit un objectif clair et important. Il vise à promouvoir la culture scientifique auprès d’un large public. De plus, il renforce considérablement les capacités des jeunes chercheurs en communication scientifique et interpersonnelle. Ce concours s’adresse spécifiquement aux doctorants de toutes les disciplines, qu’ils soient actuellement inscrits en thèse ou qu’ils l’aient soutenue durant l’année universitaire en cours. En effet, l’épreuve centrale consiste à présenter ses travaux de recherche en français, devant un auditoire varié. Par conséquent, les participants disposent d’un temps très limité : trois minutes seulement, accompagnées d’une seule diapositive pour illustrer leur propos. Le véritable défi ici réside dans la capacité à s’exprimer en termes simples. L’exposé doit être clair, concis et surtout convaincant.
Une préparation de maître
Participer à une telle compétition ne s’improvise pas. Tout d’abord, les finalistes de l’UCA, au nombre de douze, ont été sélectionnés parmi une soixantaine de doctorants qui avaient manifesté un intérêt initial pour le concours. Ensuite, ces jeunes chercheurs ont bénéficié d’un accompagnement précieux. Ils ont suivi une formation spécifique axée sur le développement personnel. Par ailleurs, cette préparation a couvert des aspects essentiels comme la rigueur scientifique et la valorisation de la recherche. De même, cet accompagnement a permis aux doctorants de peaufiner des compétences cruciales. Ils ont ainsi pu renforcer leurs aptitudes en synthèse, un élément clé pour condenser plusieurs années de travail. L’éloquence, essentielle pour captiver l’audience, et la communication scientifique, pour expliquer des concepts complexes simplement, ont également été travaillées. L’UCA, son Pôle des études doctorales, et plusieurs formateurs ont uni leurs efforts pour soutenir les participants tout au long de cette « aventure ».
L’intensité de la finale
Le jour de la finale à Marrakech a mis à l’épreuve le fruit de cette préparation. Les douze finalistes se sont succédé sur scène. Ainsi, chacun a eu ses trois minutes pour exposer l’essence de sa thèse. L’auditoire, diversifié, attendait de comprendre la portée de ces travaux de recherche, parfois très pointus. L’exercice demandait non seulement de la concision mais aussi une capacité à vulgariser sans trahir la complexité de la recherche. Il fallait rendre passionnant un sujet potentiellement aride pour le grand public. En effet, le talent des participants réside dans leur capacité à trouver les mots justes et les analogies pertinentes pour emporter l’adhésion.
Vers les prochaines étapes
À l’issue de cette compétition relevée, le jury a désigné deux lauréats. Ces deux candidats auront l’honneur de représenter l’Université Cadi Ayyad lors de la finale nationale du concours. Cette étape cruciale se déroulera courant juin 2025. En conséquence, la pression monte pour ces deux sélectionnés. Le vainqueur de la finale nationale gagnera son billet pour l’ultime étape : la finale internationale. Cette dernière se tiendra le 30 septembre prochain, ajoutant une dimension internationale à cette aventure scientifique. La ville de Cluj-Napoca, en Roumanie, accueillera cet événement qui réunit les meilleurs communicateurs scientifiques du monde francophone.
Au-delà des trois minutes
En conclusion, la finale du concours « Ma thèse en 180 secondes » à Marrakech représente bien plus qu’une simple compétition d’éloquence. C’est une véritable école de communication pour les jeunes chercheurs. Elle leur apprend à partager leur savoir, une compétence essentielle à l’heure où la science doit dialoguer avec la société. L’événement met en lumière le dynamisme de la recherche menée à l’UCA et la capacité de ses doctorants à relever des défis exigeants. Alors que les deux lauréats se préparent pour la finale nationale, on peut s’interroger : comment cette capacité à vulgariser pourrait-elle transformer durablement la diffusion du savoir scientifique auprès du grand public ?
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