[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

Casablanca : Le Maroc investit 1,3 milliard d’euros dans un méga-projet de valorisation énergétique des déchets

LA VÉRITÉ


C’est un investissement colossal et historique pour la transition écologique du Royaume. Le Maroc s’apprête à donner vie à l’un des plus grands chantiers de valorisation énergétique des déchets en Afrique. Porté par une enveloppe financière exceptionnelle de 1,3 milliard d’euros, ce projet titanesque prévu à Casablanca ambitionne de transformer radicalement le modèle de gestion des ordures de la métropole.

Implantée à proximité de la décharge de Médiouna, cette infrastructure révolutionnaire sera la première du genre au Maroc dans le domaine du traitement intégré et de la valorisation énergétique. Conçue pour absorber environ 1,5 million de tonnes de déchets ménagers par an issus d’une région comptant plus de 4,2 millions d’habitants, elle permettra de porter le taux de valorisation des déchets à près de 80 %, reléguant ainsi au passé le recours massif à l’enfouissement.

Une prouesse financière au service de la souveraineté énergétique

Le montant pharaonique de 1,3 milliard d’euros mobilisé pour ce projet illustre la solidité de la vision stratégique marocaine en matière d’investissements verts. La société marocaine Nareva, la firme suisse Kanadevia Inova et le géant japonais Itochu ont concrétisé cette réalisation grâce à un partenariat d’élite. Les trois partenaires ont signé un contrat de concession avec la commune de Casablanca, ainsi que des accords de vente d’électricité avec l’ONEE et la Société régionale multiservices Casablanca-Settat.

Sur le plan technique et énergétique, les chiffres donnent la mesure de l’investissement : une capacité électrique installée d’environ 126 mégawatts, une centrale solaire photovoltaïque d’une puissance de 50 mégawatts-crête, un système de récupération du biogaz de la décharge d’une capacité de 4 mégawatts, et une production annuelle estimée à 1 térawattheure (TWh) d’électricité propre, de quoi subvenir aux besoins énergétiques d’environ un million de citoyens.

Retombées socio-économiques et vision bas-carbone

Au-delà de sa dimension environnementale, qui permettra de réduire drastiquement les émissions de méthane et de s’inscrire en cohérence avec les objectifs nationaux de décarbonation grâce à l’intégration future de technologies de captage du carbone, cet investissement massif de 1,3 milliard d’euros jouera un rôle de catalyseur pour l’emploi local.

Durant la phase de construction, qui s’étalera sur environ trois ans et demi, le chantier mobilisera 1 240 travailleurs,auxquels s’ajouteront 300 emplois liés aux infrastructures connexes. En vitesse de croisière, ce sont 140 postes permanents et hautement qualifiés qui seront pérennisés. Alors que la demande nationale en électricité s’apprête à croître de 3 % par an jusqu’en 2030, Casablanca s’affirme plus que jamais comme un pionnier continental de l’économie circulaire et de la durabilité.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]