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Projection à la Faculté de la Défense nationale à Buenos Aires du documentaire « De Tindouf à Laâyoune, la route de la dignité »


Le film documentaire « De Tindouf à Laâyoune, la route de la dignité » a été projeté, mercredi, au siège de la Faculté de la Défense nationale à Buenos Aires en présence de nombreux universitaires ainsi que de cadres, d’étudiants et de chercheurs argentins et étrangers qui suivent leur formation dans diverses spécialités liées aux questions stratégiques et de sécurité et aux relations internationales.

Le documentaire, présenté par Adalberto Carlos Agozino, maître de conférences et expert en relations internationales, jette la lumière sur la situation humanitaire désastreuse des séquestrés sahraouis dans les camps de Tindouf, « une grande prison où les conditions de vie les plus élémentaires ne sont pas garanties ».

Dans ce film documentaire, d’une durée de plus de 60 minutes, produit par la chaîne d’information Midi 1 TV, la journaliste espagnole Patricia Medjidi Juez procède, à travers des témoignages de nombreuses personnes interrogées, à une comparaison claire et objective entre les conditions de vie de la population sahraouie à Laâyoune et celle séquestrée dans les camps de Tindouf.

Cette production audiovisuelle, sous forme d’enquête menée pendant cinq jours, s’arrête sur le contraste flagrant entre la dure réalité dans les camps de Tindouf et les conditions de vie paisible et dans la dignité des habitants de Laâyoune et des provinces du Sud en général, qui connaissent un niveau élevé en matière de prospérité et de développement dans divers domaines.

Le documentaire, présenté pour la première fois en avril dernier, met à nu à travers des témoignages de médecins espagnols et de bénévoles humanitaires, la disparition de plusieurs tonnes de médicaments envoyées de l’étranger pour venir en aide aux Sahraouis dans les camps de Tindouf.

Dans ce contexte, la journaliste espagnole a documenté les conditions sanitaires tragiques dans les camps, dues notamment à l’incapacité des médecins bénévoles étrangers de traiter les patients en l’absence d’infrastructures et de matériel sanitaire nécessaire.

La projection de ce documentaire a été également l’occasion pour le public argentin de s’informer de près des violations des droits de l’Homme, devenues monnaie courante dans les camps de Tindouf, commises par des membres du +Polisario+ jouissant de l’immunité et de l’impunité.

Le récit de Mahfoud Mohamed Mahmoud, un jeune homme courageux qui a brisé le mur du silence et décidé de se révolter contre les tortionnaires dans les camps de l’humiliation et de la honte, a été l’un des moments forts de ce documentaire qui a captivé le public argentin. Le jeune sahraoui raconte comment il a été tabassé, enlevé et violé même par les séparatistes du +Polisario+ lorsqu’il a décidé d’exprimer ses opinions et revendiquer ses droits en se révoltant contre les tortionnaires dans les camps de Tindouf.

Lors de sa visite à Laâyoune, la journaliste espagnole a pu rencontrer sans le moindre problème et en toute liberté de nombreux militants de la société civile, des activistes associatifs, des acteurs opérant dans le domaine de la santé ainsi que des citoyens ordinaires, contrairement à son séjour à Tindouf où, selon ses dires, ne se sentait pas en sécurité et était constamment surveillée.

À Laâyoune, la journaliste s’est arrêtée sur la manière avec laquelle les populations locales gèrent leurs propres affaires dans une atmosphère de démocratie et de liberté, en documentant les divers aspects du développement ainsi que les grands projets et les infrastructures réalisés dans les provinces du sud du Royaume.

Présentant cette production audiovisuelle, le professeur Agozino, qui est également directeur de l’Observatoire de la paix et la sécurité en Afrique au sein de cette même faculté, a donné un aperçu historique sur les origines du conflit régional artificiel autour du Sahara marocain, notant que ce conflit hypothèque, depuis plus de quarante ans, le développement du Maghreb.

L’expert argentin a fait remarquer que le Sahara était à travers l’histoire une terre marocaine et faisait constamment partie intégrante du Royaume, comme en témoignent les liens d’allégeance entre les sultans du Maroc et les tribus sahraouies, précisant que la question du Sahara est sacrée pour le peuple marocain de Tanger à Lagouira.

Il a à cet égard rappelé l’épopée de la Marche verte, qui a permis la fin du colonialisme espagnol en 1975. Et l’auteur de « Geopolítica del Sáhara-Sáhel » (Géopolitique du Sahara et du Sahel) de noter que les dirigeants du +Polisario+ et leurs mentors œuvrent pour prolonger ce conflit artificiel afin d’accumuler des richesses au détriment des tragédies de la population séquestrée dans des camps où elle subit les pires formes d’exploitation et de privation de ses droits fondamentaux.

Il a dans ce contexte cité les conclusions d’un rapport de l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) mettant à nu les détournements systématiques des aides humanitaires internationales destinées aux séquestrés des camps de Tindouf, précisant que ces aides finissent sur le marché noir.

Après avoir souligné que la persistance de ce conflit menace la sécurité de la région, d’autant plus que les camps de Tindouf constituent un terreau fertile pour la fourniture de combattants aux groupes terroristes et aux réseaux du crime organisé transnational, l’expert argentin en questions internationales a tenu à rappeler que plusieurs dirigeants séparatistes sont impliqués dans des crimes contre l’humanité commis entre 1976 et 1987 lors d’attaques ayant fait 300 morts, menées par des milices du +Polisario+ à l’encontre de 34 bateaux de pêche espagnols qui opéraient dans les eaux marocaines.

Jusqu’à présent, les terroristes du +Polisario+ n’ont fait l’objet d’aucune enquête pour leurs crimes pour lesquels il ne peut y avoir de prescription, a-t-il encore noté. L’isolement dans lequel sont confinés les séparatistes sur la scène internationale ne cesse de s’accroitre après que plusieurs pays du monde ont pris conscience du danger que représente le séparatisme pour la stabilité des pays et ont commencé à reconsidérer leurs relations avec l’entité imaginaire, comme en témoigne le processus de retrait des reconnaissances de la république fantomatique aussi bien en Afrique qu’en Amérique latine et dans d’autres régions du monde.

L’universitaire argentin a conclu qu’en vue de mettre fin à ce dossier qui n’a que trop duré, le Maroc, fort de son droit et de la légitimité de sa cause, a présenté une proposition d’autonomie, qui non seulement représente une solution réaliste et viable, mais la seule solution pour mettre fin à ce différend qui a hypothéqué l’avenir des pays du Maghreb.

L’initiative généreuse du Royaume est susceptible de débarrasser toute la région d’un conflit dont il est temps de lui trouver une solution, à travers d’abord la disparition du +Polisario+ et, ensuite, en permettant aux séquestrés des camps de Tindouf de regagner leur mère-patrie, le Maroc, a insisté Agozino.

La projection du film documentaire « De Tindouf à Laâyoune, la route de la dignité » fait partie d’une série de colloques et de cycles d’études sur le Royaume du Maroc, organisés par la Faculté de la Défense nationale de Buenos Aires, relevant du ministère argentin de la Défense, afin de promouvoir les études et les recherches sur le Maroc en Argentine.


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