Prince Moulay Hassan, la première empreinte de la CAN 2025
Quelques jours après la cérémonie d’ouverture, une impression s’impose avec clarté. À Rabat, sous la pluie, la CAN 2025 s’est installée avec assurance. En présidant la cérémonie au stade Prince Moulay Abdellah, SAR Prince Moulay Hassan a imprimé à cette première soirée une tonalité sereine et maîtrisée, très largement saluée. Une présence appréciée, naturellement accueillie, qui a laissé une empreinte forte dès les premières images du tournoi.
Par Hamza Abdelouaret
La pluie a offert un contexte exigeant, et c’est précisément dans ce cadre que le niveau de préparation est apparu. Le programme a été respecté, les enchaînements sont restés fluides, les séquences ont conservé leur rythme. Derrière la scène, l’ampleur du travail accompli s’est révélée avec évidence. Coordination technique, sécurité, accueil des délégations, gestion du direct télévisé, tout a fonctionné avec précision. Cette soirée inaugurale a mis en lumière une organisation prête, structurée, et pleinement en maîtrise de son dispositif.
La cérémonie a trouvé un équilibre juste. Les tableaux culturels ont mis en valeur l’identité marocaine avec lisibilité et sens du détail. Le choix des formats, la durée des séquences, le passage vers le match ont été pensés pour servir l’ensemble. Cette mesure, très perceptible, a donné à l’ouverture une cohérence appréciée par le public du stade comme par les téléspectateurs à travers le continent.
Pensée comme un véritable récit visuel, la cérémonie s’est également distinguée par un travail artistique soigné autour de la lumière et du mouvement. Un fil narratif poétique a accompagné les séquences, reliant symboliquement les territoires et les cultures, tandis qu’une chorégraphie d’ensemble, portée par près de 250 danseurs, a donné corps à cette vision collective. Les costumes, inspirés à la fois des cultures africaines et marocaines, ont exprimé une identité partagée, assumée, où l’Afrique se raconte dans sa diversité et son unité. Cette dimension artistique a renforcé la portée du moment, en donnant à l’ouverture une profondeur culturelle immédiatement lisible.
La présence du Prince Moulay Hassan a donné à cette soirée toute sa hauteur. Elle a accompagné chaque moment avec constance et naturel, renforçant la dimension institutionnelle de l’événement. Les réactions ont été immédiates et positives. Dans les tribunes, dans les commentaires et sur les réseaux, cette présence a été perçue comme un signe fort, rassurant et fédérateur, traduisant l’engagement du Royaume dans la réussite de cette CAN.
Autour de lui, les grandes figures du football étaient réunies dans une même image. Gianni Infantino, Patrice Motsepe et Fouzi Lekjaa ont incarné, aux côtés du Prince, cette convergence entre football marocain, africain et mondial. Une configuration qui a donné à l’ouverture une portée particulière, celle d’un Maroc pleinement inscrit au centre du jeu continental, capable de rassembler et de porter un événement de cette ampleur.
Sur le terrain, le match d’ouverture a rappelé les exigences d’un tournoi disputé à domicile. Face à une équipe des Comores bien organisée, le Maroc a fait preuve de patience et de concentration. Après une première période fermée, le jeu s’est ouvert en seconde mi-temps. Brahim Diaz a trouvé l’ouverture, Ayoub El Kaabi a confirmé. Une victoire construite, qui a permis de lancer la compétition sur une note positive et maîtrisée.
Cette première soirée a donné une image claire de la CAN 2025. Une organisation solide, une mise en scène réfléchie, une présence institutionnelle très appréciée, et un football qui a repris ses droits dans une atmosphère de confiance. Une empreinte posée avec simplicité et efficacité, appelée à accompagner le tournoi dans les jours à venir.
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