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Pourquoi l’inefficacité offensive inquiète face aux blocs bas?

Par Yassine Andaloussi


Depuis plusieurs rencontres, un constat revient avec insistance concernant l’équipe nationale du Maroc, face aux adversaires qui évoluent en bloc bas, l’efficacité offensive laisse à désirer. Une problématique devenue récurrente, notamment contre des sélections qui misent sur une organisation défensive compacte et des transitions rapides en contre-attaque.

Le dernier match face au Mali illustre parfaitement cette difficulté. Malgré une possession largement favorable et une domination territoriale évidente, les Lions de l’Atlas ont peiné à convertir leurs temps forts en occasions franches. Le schéma est désormais bien identifié, une circulation du ballon souvent stérile, une animation offensive prévisible et un recours quasi systématique aux centres depuis les couloirs, facilement neutralisés par des blocs regroupés.

Or, jouer exclusivement sur les côtés face à des équipes repliées n’est pas la solution miracle. Ces formations défensives ferment volontairement les espaces axiaux, acceptent de subir et attendent la moindre erreur pour se projeter rapidement vers l’avant. Dans ce contexte, persister dans un jeu latéral sans variation ni percussion axiale revient à faciliter leur tâche.

La solution semble pourtant évidente, diversifier les armes offensives. Les frappes de loin, par exemple, demeurent largement sous-exploitées. Face au Mali, le gardien adverse, de petite taille, laissait pourtant entrevoir des possibilités réelles sur des tirs lointains bien ajustés, notamment dans les lucarnes. Or, aucune tentative sérieuse de ce type n’a été observée, ce qui interroge sur la préparation tactique en amont du match.

Nonobstant la qualité technique indéniable des joueurs marocains, l’absence de prise d’initiative dans les 25 derniers mètres reste préoccupante. Le football moderne impose une variété de solutions offensives, frappes de loin, jeu entre les lignes, appels sans ballon, projection des milieux et présence accrue dans la surface. À défaut, même les meilleures sélections finissent par buter sur des défenses bien organisées.

Un autre point majeur concerne l’occupation de la surface. Trop souvent, les centres ne trouvent qu’un seul attaquant esseulé face à une défense dense. Le manque de projection collective limite considérablement les chances de conclure. L’efficacité offensive ne dépend pas uniquement du talent individuel, mais d’un travail collectif précis, répété et coordonné.

Sur le papier, le Maroc dispose pourtant de l’un des effectifs les plus riches du continent africain. Technique, expérience européenne, profondeur de banc, tous les ingrédients semblent réunis pour faire mieux. Mais le football ne se gagne pas sur la réputation. Il se gagne dans les détails, la préparation et la capacité à s’adapter aux réalités du terrain.

Dans ce contexte, le sélectionneur national est appelé à assumer pleinement ses responsabilités. Il lui revient d’ajuster les choix tactiques, de sortir d’une certaine rigidité et de proposer des alternatives crédibles face aux blocs bas. L’efficacité offensive ne peut plus être laissée au hasard ou au seul génie individuel.


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