Take a fresh look at your lifestyle.

Politique de l’eau au Maroc: enjeux et perspectives

LA VÉRITÉ / MAP


La commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants a organisé, mardi, une journée d’étude sur le thème «La politique de l’eau au Maroc : enjeux et perspectives».

Cette journée d’étude vise à échanger des données et des idées sur les potentiels, les contraintes et les perspectives de ce domaine vital, et à formuler des suggestions et des recommandations qui aideront les responsables chargés de la gestion de la chose publique à trouver des solutions appropriées à la crise de la pénurie d’eau.
Ouvrant cette rencontre, le président de la commission infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement, Mohamed Mellal, a souligné que la question de la sécurité de l’eau est d’une importance primordiale, ajoutant que la politique de l’eau au Maroc a connu d’importantes évolutions positives depuis l’adoption de la politique de construction des barrages initiée par feu SM Hassan II, dans le but d’assurer une vie décente pour tous les Marocains et réaliser la croissance économique et à la promotion sociale escomptées.
M. Mellal a salué la politique d’évaluation qui a été adoptée pour suivre le rythme des changements climatiques, appelant à mettre à jour la politique de l’eau adoptée au Maroc compte tenu des différents défis auxquels elle est confrontée, ainsi qu’à exploiter les potentiels naturels et technologiques disponibles pour concevoir une nouvelle approche pouvant permettre d’atteindre les objectifs escomptés en matière de politique de l’eau.
Pour sa part, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, M. Nizar Baraka, a déclaré que les retenues des barrages ont atteint à la date du 11 avril 2022 environ 5,52 milliards de mètres cubes, soit un taux de remplissage global de 34,2%, contre 50,82% enregistré à la même période de l’an dernier.
Le ministre a expliqué que malgré les importantes précipitations enregistrées dernièrement, le déficit enregistré dans les apports hydriques durant la période allant du 1er septembre 2021 au 11 avril de cette année s’est élevé à environ 86% par rapport aux apports moyennes pour la même période.
M. Baraka a noté que la succession des années de sécheresse au Maroc au cours de la dernière décennie a montré la fragilité de certains systèmes d’approvisionnement, ce qui a dicté l’élaboration du Programme national d’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation 2020-2027, en application des Hautes Instructions Royales.
D’un coût global de de 115,4 milliards de dirhams, ce programme national vise à accélérer le rythme des investissements dans le domaine de l’eau afin de faire face à la demande croissante des ressources en eau, d’assurer la sécurité hydrique du pays et de réduire l’impact du changement climatique, a expliqué le ministre.
M. Baraka a annoncé, par ailleurs, que plusieurs conventions ont été élaborées et signées par les différentes parties prenantes en vue de mettre en œuvre un ensemble de mesures urgentes visant à assurer l’approvisionnement en eau potable dans les bassins de la Moulouya, Oum Rabii et Tensift, connus pour être faibles au niveau de leurs réserves en eau, en plus d’un programme complémentaire d’urgence pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable en milieu rural dans les zones pouvant connaître des pénuries et un manque de précipitations, avec une enveloppe financière totale pour le programme de mesures urgentes et le programme complémentaire d’urgence estimé à 3,195 milliards de dirhams.
De son côté, le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), Abderrahim Hafidi, a affirmé que l’approvisionnement quotidien en eau potable est actuellement de 6,9 millions de mètres cubes par jour et s’étend jusqu’en 2030, ce qui signifie qu’il y a un excédent dans la demande en eau potable.
Il a mis en avant le grand potentiel dont dispose le Maroc dans le domaine des énergies renouvelables, étant donné qu’il existe une vision claire concernant le coût de la production électrique qui s’étend sur quarante ans et qui doit donc être prise en compte dans le système de l’eau.
Le Royaume dispose de 3.500 km de plages, soit un stock d’eau important qui permettrait d’avoir une vision à moyen et long termes sur la mobilisation des eaux souterraines et de surface, a-t-il souligné.


À lire aussi
commentaires
Loading...