Point de mire : Le PPS fait de l’opposition au sein de la majorité
Partie et juge. C’est le cas de le dire concernant le parti du progrès et du socialisme (PPS) qui a diffusé le 12 juin 2018 un communiqué dans lequel il tire la sonnette d’alarme sur la situation du pays et critique la réactivité et la réaction du gouvernement face à des dossiers d’actualité brûlante.
Tout en étant partie prenante dans la majorité gouvernementale, le PPS n’a pas hésité à jeter un pavé dans la mare en pointant les dysfonctionnements de l’Exécutif. Réuni le 12 juin, le Bureau politique du parti dont le Secrétaire général est Nabil Benabdallah, a fait le diagnostic alarmant de la situation générale du pays. « La situation générale de notre pays n’est pas rassurante », lit-on dans le communiqué où le PPS a qualifié de « véritable cacophonie » la manière dont le gouvernement a réagi au boycott. Le PPS appelle ainsi les composantes de la majorité à éviter les « futiles surenchères » et à faire preuve d’audace et de sérieux en assumant ses responsabilités face aux expressions politiques et sociales émanant de divers milieux sociaux. Il faut « un nouveau et fort souffle démocratique sur la voie de la réforme », suggère le PPS. Pour les camarades de Benabdallah, le projet de loi de finances 2019 doit faire office de rupture avec les précédentes orientations socio-économiques prônées par le gouvernement et constitue une occasion de répondre favorablement aux « revendications légitimes des citoyens ».
Cette sortie inattendue, unilatérale et calculée du PPS vient probablement en réaction à celle du PJD qui a été tenté par la récupération du mouvement du boycott. Si de telles réactions se poursuivraient, la coalition gouvernementale finira par se décomposer. Dans ce cas-là, s’acheminera-t-on vers une nouvelle formation gouvernementale ?
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