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Point de mire : Le Polisario pris la main dans le pot au miel

Il y a un peu plus d’un mois, la commission européenne a prouvé l’implication du polisario dans des actes terroristes dans la région sahélo-saharienne et leur collusion avec les groupes terroristes qui sévissent dans la région. Cette semaine, en France, un important réseau composé de 41 Sahraouis du front Polisario a été démantelé dans le sud-ouest.

Ils fraudaient les aides destinées aux demandeurs d’asile en France, et qui pourrait avoir concerné jusqu’à 3.000 personnes. Trois Sahraouis ont été condamnés à deux mois de prison ferme et cinq autres inculpés dans le cadre de cette enquête sur des Sahraouis soupçonnés d’avoir touché indûment une allocation de demandeur d’asile en France alors qu’ils bénéficiaient déjà du statut de réfugié en Espagne. Les enquêteurs ont comptabilisé 750 passages de Sahraouis à la frontière franco-espagnole depuis 2017, ce qui, compte tenu des capacités de transport, représenterait 3.000 personnes. L’escroquerie avait cours depuis début 2017 pour un montant estimé à plus de 200.000 euros au préjudice de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) de Bordeaux (sud-ouest). L’allocation versée aux demandeurs d’asile et réfugiés en France est de 340 euros par mois. En octobre 2017, le détournement honteux et sans scrupules par les dirigeants du polisario de l’aide humanitaire destinée aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf, en territoire algérien, a été exposé, au siège des Nations-Unies, devant la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU. « Le fait que l’aide humanitaire destinée aux camps de Tindouf soit écoulée sur le marché noir montre le mépris flagrant des dirigeants du polisario à l’égard des personnes qu’ils instrumentalisent pour mentir à la communauté internationale », a déploré Nancy Huff, Présidente de l’ONG « Teach the children international », qui intervenait devant la Commission. « Ceci trahit aussi un manque de jugement et de leadership, et fait une différence immense pour un enfant dont la vie dépend de la nourriture acheminée aux camps », a-t-elle regretté, ajoutant que si ce même enfant aurait souffert au préalable du manque de nourriture à Tindouf, il est probable qu’il soit aujourd’hui mort de faim car l’aide humanitaire qui lui était destinée fut écoulée ailleurs sur le marché noir.


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