PLF 2026 : cap sur l’émergence économique et la justice sociale
Par Yassine Andaloussi
Le gouvernement marocain a dévoilé les priorités du Projet de Loi de Finances (PLF) 2026, à travers la note d’orientation adressée le 8 août par le Chef du gouvernement. Ce document fixe le cap budgétaire et stratégique pour l’année à venir, avec une ambition affichée : consolider l’émergence économique du Royaume tout en renforçant la cohésion sociale et territoriale.
La première priorité consiste à stimuler la résilience et la compétitivité de l’économie nationale. L’exécutif entend capitaliser sur les investissements stratégiques et l’intégration accrue du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales. L’accent sera mis sur l’industrialisation, le développement de secteurs porteurs comme les énergies renouvelables, et la montée en puissance de l’hydrogène vert.
La deuxième orientation vise à assurer un équilibre entre développement économique, justice sociale et justice spatiale. Les disparités régionales restent au cœur des préoccupations, avec la mise en place de programmes territoriaux innovants, inspirés du principe de la régionalisation avancée. L’objectif est de renforcer l’emploi, de garantir l’accès aux services de base et d’assurer une gestion durable des ressources hydriques, tout en valorisant les spécificités économiques et culturelles de chaque région.
Le PLF 2026 entend également consolider les fondements de l’État social. La généralisation des aides directes, l’élargissement de la couverture sociale, l’amélioration de l’accès au logement et le renforcement du pouvoir d’achat figureront parmi les leviers clés de cette politique. L’accent sera mis sur un ciblage plus précis des bénéficiaires afin d’optimiser l’impact des politiques publiques.
La quatrième priorité concerne l’accélération des réformes structurelles et la modernisation de l’administration. Digitalisation, simplification des procédures et proximité avec les citoyens constituent les axes majeurs de cette transformation, destinée à rendre l’action publique plus efficace et plus transparente.
Sur le plan macroéconomique, le gouvernement table sur une croissance de 4,5 % du PIB en 2026, avec un déficit budgétaire ramené à 3 % et un endettement public stabilisé à 65,8 % du PIB.
Parmi les projets structurants annoncés figurent l’extension de la flotte de Royal Air Maroc pour 160 milliards de dirhams, la ligne à grande vitesse Kénitra–Marrakech pour 96 milliards, ainsi que la modernisation des aéroports pour 25 milliards. Des investissements conséquents sont également prévus dans le secteur gazier et l’hydrogène vert.
En résumé, le PLF 2026 ambitionne de conjuguer croissance économique, justice sociale et réformes de gouvernance, tout en maintenant des équilibres budgétaires stricts. Un pari stratégique qui s’inscrit dans la continuité des réformes engagées, avec pour horizon un Maroc plus compétitif, inclusif et durable.
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