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« Plan Maroc Vert »: Une expérience pionnière pour surmonter les défis dans le domaine de la sécurité alimentaire

ÉCONOMIE Z- NEWSLETTER (apm) / 11 février 2020
« Plan Maroc Vert »: Une expérience pionnière pour surmonter les défis dans le domaine de la sécurité alimentaire

Le « Plan Maroc vert » lancé par SM le Roi Mohammed VI en 2008 est une expérience pionnière et inspirante pour surmonter les défis du continent africain dans le domaine de la sécurité alimentaire, a souligné dimanche à Charm el-Cheikh, le secrétaire général de l’Association des ingénieurs agricoles marocains, Abdesalam El-Dabbagh.

« Les pays du continent africain doivent œuvrer à encourager l’agriculture solidaire des petits agriculteurs, pour surmonter les défis qui entravent le développement du secteur agricole », a estimé M. El-Dabbagh lors d’un symposium sur les défis de la sécurité alimentaire en Afrique, organisé en marge de la conférence de la Fédération des Ingénieurs Agricoles Africains, (8-9 février).

A cette occasion, il a noté que le Maroc s’est fortement impliqué dans l’encouragement de l’agriculture solidaire à travers une série de mesures qui facilitent et encadrent le processus de production, inclus dans le deuxième pilier du Plan Maroc Vert, en plus de l’intérêt porté à l’agriculture à haute valeur ajoutée.

Ainsi, il a passé en revue les différentes mesures du Plan Maroc Vert et les piliers sur lesquels il repose, soulignant que de nombreux pays du continent africain ont profité de cette expérience pour développer leur système agricole.

Il a également relevé les liens historiques solides qui ont rapproché le Maroc des pays du continent et le soutien du Royaume aux mouvements de libération africains, notant que ce soutien se manifeste aujourd’hui dans la volonté de SM le Roi de suivre le rythme des projets de développement dans divers pays du continent, en particulier ceux agricoles.

D’autre part, M. Al-Dabbagh a indiqué que 35% de la population du continent africain souffre de la faim et de la malnutrition, soulignant que la nature des sociétés africaines et leurs systèmes alimentaires sont des facteurs qui aggravent cette situation. Et de noter que la prochaine conférence de l’Union des ingénieurs agricoles africains se tiendra au Maroc afin de définir le programme de travail et l’élection des organes et structures du syndicat.

Les participants à ce colloque ont relevé la nécessité de fournir le financement nécessaire aux programmes d’adaptation, de limiter les effets des changements climatiques en Afrique, d’activer l’accord de lutte contre la désertification et de coopérer avec les principaux pays pour remplir leurs obligations dans ce domaine.

Ils ont souligné l’importance de rationaliser la consommation d’eau et de sols et de porter une attention à l’amélioration des revenus des agriculteurs et des petites et moyennes unités de production, notant qu’il existe un potentiel de croissance et de développement en Afrique, où 6 pays sont classés parmi les 15 pays à la croissance la plus rapide au monde.

Les participants ont également appelé à la nécessité de créer une zone de libre-échange pour assurer la sécurité alimentaire, renforcer la compétitivité, se concentrer sur les infrastructures, développer les zones de libre-échange et les zones franches et supprimer les barrières douanières.

 

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