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Plaidoyer pour que l’Algérie assume ses responsabilités dans les graves violations des droits de l’enfant à Tindouf

LA VÉRITÉ / MAP


Les participants au colloque international sur « la protection des enfants dans les crises humanitaires » ont appelé, mercredi à Rabat, à tenir l’Algérie pleinement responsable des graves violations des droits fondamentaux des enfants dans les camps de Tindouf.

« L’Appel de Rabat », qui a sanctionné les travaux de ce colloque organisé par la Commission nationale du droit international humanitaire, a souligné que ces violations sont commises sur le territoire de l’Algérie, qui ne peut, sous aucun prétexte, faire fi de ses engagements et ses obligations internationales de protection des enfants dans les camps de Tindouf.

Les participants au colloque, dont des experts internationaux, ont insisté sur le recensement et l’enregistrement de la population de Tindouf, afin de pouvoir mesurer l’ampleur du phénomène d’enrôlement des enfants par les milices du polisario, la situation lamentable dans laquelle ils vivent et les agissements qui menacent leur vie et leur avenir.

Par ailleurs, l' »Appel de Rabat » a plaidé pour la mise en place d’une commission d’enquête sur l’enrôlement des enfants dans les camps de Tindouf, sur le sol algérien, et pour permettre au Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à l’UNICEF et au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme de clarifier la situation tragique des enfants dans les camps de Tindouf.

Les participants à ce colloque international ont également appelé à intensifier les efforts pour assurer une protection globale et urgente à tous les enfants victimes de guerres et de crises humanitaires. Ils ont aussi plaidé pour épargner aux enfants les risques de décès, d’atteinte à leur intégrité physique, de violences sexuelles, d’enlèvements et d’attaques contre les écoles et les hôpitaux, tout en leur donnant la priorité pour bénéficier des services médicaux et humanitaires et jouir pleinement de leurs droits à la santé et à l’éducation.

Et d’appeler à plus d’initiatives législatives et institutionnelles et à mettre en place des mécanismes nationaux et internationaux pour mettre fin à l’enrôlement forcé et volontaire des enfants dans les conflits armés, insistant pour prévenir et punir les auteurs de ces actes criminels commis par des groupes armés contre les enfants.

A ce propos, le colloque a souligné la nécessité de créer des centres de réhabilitation dans les pays touchés, spécialisés dans la réinsertion des enfants enrôlés par les groupes armés et la réhabilitation des enfants victimes de violations graves et de mauvais traitements par les milices armés.

Les participants ont appelé le Conseil de sécurité de l’ONU et son comité d’action chargé de surveiller la situation des enfants dans les conflits armés, à exiger que tous les pays impliqués directement ou indirectement dans l’enrôlement ou les mauvais traitements infligés aux enfants, de les protéger, conformément aux conventions du droit international humanitaire et des droits de l’Homme.

Ce colloque international qui a été marqué par la participation notamment de l’Ambassadeur Représentant Permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Aawatif Hayar, ainsi que des spécialistes de plusieurs pays africains et européens, qui ont mis la lumière sur les conditions déplorables des enfants lors des conflits armés en Afrique, leur enrôlement au Sahel, dans les camps de Tindouf et en Afrique de l’Est, par des groupes armés, dont Boko Haram, al-Qaïda au Sahel, le polisario et al-Chabab.

Le colloque visait également à attirer l’attention sur les pires formes d’exploitation des enfants dans les zones de conflit armé, à la lumière du droit international humanitaire, ainsi que sur les efforts déployés par les Nations Unies et diverses organisations internationales pour protéger les enfants pendant les conflits armés.


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