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    LA VÉRITÉ / Mohammed Taoufik Bennani

  • 15 avril 2020  à 19:43
  • Temps de lecture: 5 minutes
  • CHRONIQUESPenser à l’après Corona

    Penser à l’après Corona
    Penser à l’après Corona

    Sur sa page Facebook notre directeur Abdallah El Amrani a souligné un curieux paradoxe en faisant remarquer pertinemment que  » lorsque la Chine réalisa, en pleine crise du Covid-19, un hôpital de 1000 lits en 15 jours le monde entier, en particulier en Occident, lui exprima son admiration et déversa, sur le régime chez lequel est né le virus dévastateur de l’humanité, louanges et compliments. Mais lorsque le roi Mohammed VI édifia en moins d’une semaine le plus grand hôpital de campagne d’Afrique avec 700 lits, c’est un silence tonitruant des relais médiatiques en particulier en France où une certaine suspicion à l’égard de tout ce qui est marocain s’est largement répandue au sein de certaines rédactions en déphasage avec l’époque qui exige des partenariats et non des rapports de servilité. « 

    Effectivement, la France, supposée être le principal allié du Maroc, ce plus vieux État de la planète, s’est montrée ostensiblement tiède face aux prouesses du Souverain alaouite dans son combat acharné contre le fléau qui fait des ravages dans l’Hexagone. Et comble de la maladresse calculée le Président Macron va zapper intentionnellement le Maroc dans son discours du mardi 14 avril à l’évocation de l’Afrique en citant l’Algérie avec la volonté de froisser les sentiments des Marocains premiers investisseurs africains en Afrique.

    Macron se révèle ainsi d’une versatilité adolescente en politique.
    Nicolas Beau n’a finalement pas tort de croire qu’au-delà qu’il y a chez l’actuelle ambassadrice de Macron à Rabat  » un coté cheftaine, de surcroît de gauche, qui ne la prédestinait pas aux codes du Makhzen, il ne se trompe pas en a affirmant que depuis « sa nomination à Rabat il y a huit mois, les critiques des officiels marocains, du moins en privé, sont récurrentes : un manque d’envergure et d’empathie, une absence de réseaux à Paris comme à Rabat, ou encore un total déficit d’initiative face à la détérioration des relations entre la France et le Maroc ».

    L’auteur de l’article temporise toutefois ses critiques à l’encontre de l’ambassadrice de France au Maroc, en avançant des arguments « à sa décharge ».
    Selon Nicolas Beau, « Hélène Le Gal joue un peu le rôle de bouc émissaire dans les relations fort tièdes qui existent, ces derniers mois, entre la France et le Maroc. Les autorités de Rabat reprochent en effet à Paris de ne voir dans le Maroc qu’un partenaire nécessairement docile qu’on écarte, comme ce fut fait, cet automne, lors de la conférence de Berlin sur la Libye ».
    Plus grave, poursuit le site d’information français, « la diplomatie marocaine ne comprend pas pourquoi Jean-Yves Le Drian qui dispose des clés de la politique africaine sous Hollande et sous Macron a tendance à [ne] voir dans le Royaume chérifien qu’un concurrent menaçant en Afrique ».

    Préparer l’après Corona

    Le Maroc a basculé dans l’inédit et, comme grands et petits États de la planète, il s’est subitement trouvé face à une conjoncture où prédomine l’inconnu. Le monde dans lequel nous vivions hier, paraît à présent caduc. Il faut avouer qu’il n’était pas si compliqué à la vue de la modestie de nos ambitions économiques et sociales, ponctuées certes par quelques soucis, mais vite maîtrisés. Nous étions devenus habitués de ces perturbations qui nous parvenaient de temps à autre du côté de nos frontières de l’est.

    Le Maroc affichait, après tout, une posture insouciante. Tout cela est aujourd’hui si lointain. Et le futur nous paraît, comme pour tout Etat responsable et soucieux du bien-être de ses citoyens, bien incertain ou en tout cas problématique. Notre peuple n’a pas connu de telle situation d’urgence depuis la dernière agression coloniale qui nous avait valu 44 ans de protectorat. Et c’est au cours des deux dernières guerres, que les Marocains ont le plus enduré du protectorat franco-espagnol.

    L’observateur de la vie politique au Maroc remarquera l’extraordinaire propension du peuple à boycotter les différents processus électoraux. L’observateur remarquera aussi que, malgré le temps qui passe, cette écrasante majorité du peuple est irrémédiablement marquée par la méfiance à l’égard des politiques. La formation d’un gouvernement légitime lui paraît toujours hors de portée.

    Cette crise et sa maîtrise, comme semble la certifier l’écrasante majorité de la population toutes classes sociales confondues a besoin d’une assise managériale que seule la personne du roi peut la mettre en œuvre. D’autant que tout est à réinventer dans la vie politique, sociale et économique. A l’aune des exigences qui se profilent et se construisent autour de l’évolution de la pandémie et des issues que celle-ci offre dans le moyen et long terme.

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