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Pêche 2026 : Un navire, une zone, un port. La nouvelle règle d’or au Maroc

Le Maroc verrouille ses eaux avec un zonage inédit pour la pêche côtière. Les navires de pêche devront désormais s'ancrer dans des unités d'aménagement dédiées. Cette réforme stratégique du Plan Halieutis garantit la survie des stocks marins et la viabilité du secteur.

LA VÉRITÉ


Le secrétariat d’État à la Pêche maritime impose un zonage strict aux chalutiers et palangriers. Cette réforme, annoncée le 3 mars 2026 à Rabat, vise une gestion durable des ressources dès la campagne 2026.

 

Découpage des eaux territoriales

Le secrétariat d’État à la Pêche maritime a adopté deux décisions ministérielles capitales. La première, la décision n°PC CHAL-01/26, date du 3 février 2026. Elle dessine une nouvelle carte pour les chalutiers côtiers. Le texte divise désormais les eaux marocaines en cinq unités d’aménagement distinctes. Chaque zone possède ses propres limites géographiques et ses ports de débarquement spécifiques. Cette organisation transforme la mer en un échiquier méticuleux où chaque pion doit tenir sa place.

D’abord, le gouvernement souhaite une gestion précise des stocks marins. Ensuite, il applique les orientations du Plan Halieutis. Ce plan sert de boussole stratégique pour le secteur. En outre, les autorités ont clairement défini les ports autorisés pour chaque unité. Par conséquent, le flou géographique disparaît au profit d’une rigueur mathématique.

 

Rigueur pour les chalutiers

La réforme impose des règles de fer aux armateurs dès la prochaine saison. Chaque chalutier côtier doit choisir une seule et unique unité d’aménagement. Le navire y restera ancré pour toute la durée de son activité. De surcroît, l’obligation de débarquer les captures dans les ports de l’unité choisie devient la norme. L’administration inscrira d’ailleurs ces ports directement sur la licence de pêche du bateau.

Parallèlement, la décision n°PC PAL-01/26 du 26 janvier 2026 modifie le cadre des palangriers. Elle amende un texte précédent de 2025 pour ajuster les trois zones de pêche existantes. Les autorités adaptent ainsi l’activité de la flotte à la capacité d’accueil réelle des ports. Cette mesure assure une harmonie entre l’effort de pêche et les infrastructures terrestres. C’est une main de fer dans un gant de velours pour l’organisation portuaire.

 

Équilibre et pérennité économique

Le secrétariat d’État a mené un long processus de concertation avec les professionnels du secteur. L’adhésion des acteurs locaux garantit la réussite du projet. Le zoning ne cherche pas seulement à protéger les poissons. Il veut aussi assurer la viabilité économique des exploitations. C’est une véritable muraille protectrice pour l’avenir des marins.

D’un côté, la mesure favorise une exploitation durable. De l’autre, elle maintient l’équilibre financier des entreprises. Le gouvernement refuse de sacrifier demain pour aujourd’hui. En effet, l’organisation spatiale cohérente devient le poumon bleu de l’économie maritime.

 

Une réforme en marche

Ces décisions ne sont pas une fin en soi. Elles représentent uniquement la première phase d’un chantier plus vaste. Le secrétariat d’État prévoit déjà une réorganisation progressive des plans d’aménagement. À l’avenir, d’autres mesures complémentaires renforceront ce dispositif. La gestion des pêcheries entre donc dans une ère de mutation profonde. Le Maroc prépare ses eaux pour les défis du siècle et donc ce processus restera évolutif et méthodique.


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