« Parlons Développement » mobilise plus de 40.000 jeunes dans 23 villes
Lancée en 2021 par la Banque mondiale, le PNUD et le Policy Center for the New South, l’initiative « Parlons Développement » veut rapprocher les débats sur le développement des préoccupations des jeunes dans les différentes régions du Royaume. En cinq ans, 24 rencontres ont réuni plus de 40.000 participants

La Vérité
Lancée en 2021, « Parlons Développement » s’est progressivement imposée comme un espace de dialogue entre les jeunes, les universitaires, les acteurs économiques, la société civile et les institutions. L’objectif affiché est de sortir les questions de développement des seuls cercles d’experts et de les confronter aux réalités vécues dans les territoires marocains.
Le dispositif compte aujourd’hui 24 éditions organisées dans 23 villes, avec une participation dépassant 40.000 jeunes, en présentiel comme en ligne. Il s’appuie également sur 29 partenaires, notamment des universités publiques et privées et des organisations de la société civile, ainsi que sur plus d’une centaine d’intervenants régionaux et locaux, accompagnés d’experts nationaux et internationaux.
L’emploi au centre des préoccupations
Les rencontres abordent des problématiques directement liées aux réalités économiques et sociales des territoires. L’emploi et l’employabilité occupent une place importante, aux côtés de l’entrepreneuriat, des métiers verts, de l’innovation territoriale, de la gestion de l’eau, du développement des oasis et de l’éducation à la citoyenneté.
Chaque édition est construite avec une université ou une organisation de la société civile. Le thème retenu tient compte des caractéristiques et des besoins du territoire, permettant aux jeunes d’échanger directement avec des représentants des institutions, du secteur privé, du monde académique et de la société civile.
Cette approche repose aussi sur une volonté de décentralisation. Oujda, Errachidia, Meknès, Fès, Ifrane, Tétouan, Agadir, Marrakech, Khouribga et Béni Mellal figurent parmi les villes ayant accueilli ces dialogues, afin de dépasser la concentration traditionnelle des débats autour de Casablanca et Rabat.
À Aït Melloul, les échanges ont ainsi porté sur les emplois verts, l’agriculture et la pêche. Errachidia a accueilli des discussions consacrées aux oasis, tandis qu’Ifrane a mis l’accent sur le numérique et l’innovation.
Au fil des éditions, « Parlons Développement » cherche ainsi à constituer un réseau durable réunissant jeunes, universités, société civile et experts. Le format évolue pour renforcer l’interactivité et prolonger les échanges autour des politiques de développement au plus près des territoires.

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