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Ouarzazate, l’éternel battement : Quand l’Ahwach tisse le passé au présent

Ouarzazate en fête ! Le 13ème Festival Ahwach célèbre un patrimoine ancestral vibrant. "La culture n'est pas un luxe, mais une nécessité existentielle."

LA VÉRITÉ


Dans la vibrante cité de Ouarzazate, l’âme ancestrale du Maroc s’est manifestée avec éclat. Du 23 au 25 octobre 2025, la ville a battu au rythme envoûtant de la 13ème édition du Festival national des arts d’Ahwach. Cet événement de trois jours, placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, célèbre une richesse culturelle et civilisationnelle inestimable. Dès les premières percussions, le public est captivé par cet art séculaire.

 

Un héritage vivant entre danse et poésie

L’Ahwach est bien plus qu’une simple performance, c’est une fusion sublime. Cet art marie harmonieusement les chants, les mouvements corporels, la poésie et les percussions. Les groupes œuvrent avec brio pour préserver et faire rayonner ce patrimoine.

Lors de la deuxième journée, des troupes magnifiques ont pris la scène, venues de plusieurs régions du Royaume. On notait notamment la présence des groupes Chabab Ait Ben Haddou, Ahwach Tisint et Aska Aoulouz de Taroudant. Leurs rythmes musicaux ont enchanté les cœurs et les esprits. Toutefois, l’émerveillement s’est étendu à la beauté des tenues et à la fluidité des gestes et des mouvements exécutés. Cet art mêle un patrimoine authentique à des éléments contemporains. D’ailleurs, les performances étaient rehaussées par des effets basés sur les technologies modernes.

 

Préserver l’essence, tisser les liens

Ce festival rappelle l’impératif de la conservation culturelle. S’exprimant lors de l’ouverture, Fatima Zahra Dryeb, la directrice régionale par intérim de la Culture, a affirmé sans équivoque que « la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité existentielle ».

Elle insiste sur le fait que le Festival des arts d’Ahwach va au-delà de la simple célébration. Il touche « l’essence même de la culture en tant que force douce et un pont reliant le passé au présent et le local à l’universel ». En effet, l’objectif premier des organisateurs demeure la préservation de l’Ahwach en tant que patrimoine oral humain. Cela vise également à accompagner la dynamique culturelle et touristique de la province de Ouarzazate. Initiée par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Département de la Culture, la manifestation bénéficie d’un soutien essentiel de la préfecture de Ouarzazate et de l’Office National Marocain du Tourisme.

 

L’urgence de la transmission

Le festival s’est étendu bien au-delà des scènes de spectacles. Il proposait également un menu riche en activités de partage. Des colloques scientifiques furent ainsi organisés. Ces rencontres intellectuelles étaient axées sur les moyens concrets de préservation des arts d’Ahwach.

De plus, afin d’assurer la pérennité de cet héritage, des ateliers d’initiation à l’Ahwach ont été dédiés aux jeunes et aux enfants. Ces derniers ont également pu participer à la fabrication d’instruments traditionnels. La tenue de ces activités artistiques et culturelles, notamment au niveau de la Kasbah historique de Taourirt, souligne l’importance de la transmission générationnelle. La directrice régionale a également souligné l’importance cruciale de l’inscription des arts d’Ahwach, riches en dimensions esthétiques et spirituelles, sur la liste du patrimoine mondial. Cela, a-t-elle insisté, requiert la mobilisation d’efforts concertés entre les chercheurs, les institutions et les acteurs locaux pour préserver ce patrimoine culturel collectif.

 

En somme, cette 13ème édition à Ouarzazate a été un miroir éclatant du patrimoine marocain. Elle a rappelé que l’Ahwach, en tant que force vive et pont entre les époques, est un art célébrant un patrimoine culturel national. Le festival réussit à informer et à stimuler la réflexion.


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