[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

ONU : La crise énergétique mondiale menace d’aggraver la pauvreté

Les perturbations énergétiques mondiales menacent de faire basculer 32 millions de personnes dans la pauvreté

LA VÉRITÉ


Les perturbations majeures des approvisionnements énergétiques et la déstabilisation des corridors commerciaux internationaux provoquent une hausse généralisée des coûts de l’alimentation, des transports et des biens de première nécessité. Réunis au siège des Nations Unies à New York lors d’une session extraordinaire, plusieurs hauts responsables de l’ONU ont averti que cette situation freinait brutalement la croissance économique globale et accentuait dangereusement la pression financière sur les ménages vulnérables ainsi que sur les nations en développement déjà lourdement endettées.

Le président du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), Lok Bahadur Thapa, a rappelé que cette crise dépassait le simple cadre technique pour devenir un enjeu de développement et de financement mondial. Selon les projections onusiennes, l’effet combiné de l’explosion des prix des carburants, de l’inflation alimentaire et du ralentissement économique mondial fait peser un risque imminent de basculement dans l’extrême pauvreté sur plus de 32 millions de personnes supplémentaires. Cette conjoncture met directement à l’épreuve la capacité de la communauté internationale à concrétiser les engagements du Programme 2030 pour le développement durable.

De son côté, le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires économiques et sociales, Li Junhua, a souligné que l’instabilité des flux d’approvisionnement asphyxiait une économie mondiale déjà fragile, réduisant la marge de manœuvre budgétaire des gouvernements pour maintenir les investissements dans les infrastructures critiques. Face à ce constat, l’organisation insiste sur l’urgence de sécuriser les réseaux commerciaux mondiaux et d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables pour limiter la dépendance aux marchés volatils. L’urgence se lit également dans les indicateurs statistiques de l’ONU, qui révèlent que les prix mondiaux des carburants dépassent désormais de plus de 100 % leur moyenne de l’année 2025, tandis que le coût des engrais agricoles devrait maintenir une hausse de 15 à 20 % durant tout le premier semestre de l’année 2026.


commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]