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Hydrocarbures : l’ONHYM et Viridien misent sur une meilleure connaissance du sous-sol marocain

La Vérité


Le développement des ressources énergétiques commence par une connaissance précise du sous-sol. C’est sur ce terrain que l’Office national des hydrocarbures et des mines engage une collaboration avec Viridien, groupe français spécialisé dans les géosciences et les technologies numériques. Le partenariat vise à fournir une base technique plus solide pour identifier de nouvelles perspectives d’exploration au Maroc.

Une alliance pour mieux évaluer les bassins marocains

Les deux partenaires prévoient de produire des données intégrées et des analyses avancées sur les bassins sédimentaires présentant un intérêt pour l’exploration. L’ONHYM apporte sa connaissance régionale et son expertise géologique. Viridien mobilise ses compétences en imagerie sismique et en traitement des données.

Pour Amina Benkhadra, directrice générale de l’ONHYM, cette coopération doit également favoriser l’innovation et les échanges de connaissances. L’objectif affiché consiste à mieux caractériser le potentiel du Royaume et à soutenir son attractivité auprès des investisseurs internationaux.

 

L’ONHYM présente les orientations du partenariat dans son annonce officielle

L’imagerie sismique pour affiner les choix d’exploration

Concrètement, l’imagerie du sous-sol aide les spécialistes à représenter les structures géologiques en profondeur. Les équipes croisent ensuite ces informations avec leurs connaissances des bassins pour affiner leurs interprétations.

Les progrès du calcul et du traitement numérique permettent aussi de réexaminer des données anciennes. Viridien présente notamment des travaux réalisés au large de la Côte d’Ivoire, où le retraitement de plusieurs campagnes a amélioré la lecture des formations géologiques. Cet exemple illustre l’intérêt de ces technologies, sans préjuger des méthodes qui seront retenues au Maroc.

 

Les applications de l’imagerie du sous-sol sont détaillées par Viridien

 

L’intérêt pratique est de mieux hiérarchiser les zones à étudier. Une interprétation plus précise peut éclairer les décisions techniques avant d’engager des opérations plus coûteuses.

Des données destinées à plusieurs opérateurs

La collaboration repose sur une approche dite « multi-clients ». Dans ce modèle, plusieurs entreprises peuvent accéder, sous licence, à des ensembles de données géoscientifiques. Chaque opérateur dispose ainsi d’informations pour conduire sa propre évaluation.

Viridien exploite déjà ce type de bibliothèques dans différents bassins à travers le monde. Leur vocation consiste à faciliter l’analyse des opportunités et la préparation des programmes d’exploration. L’accès aux données ne vaut toutefois ni attribution d’un permis ni engagement automatique de forage.

Pour le Maroc, l’enjeu est donc aussi commercial : proposer aux entreprises intéressées une documentation technique capable d’éclairer leurs décisions d’investissement.

Un chantier qui s’inscrit dans la stratégie énergétique marocaine

Cette démarche prolonge une orientation déjà défendue par l’ONHYM. Dans un entretien publié en juillet, Amina Benkhadra soulignait l’importance de l’acquisition et du retraitement des données pour réduire les incertitudes de l’exploration. Elle rappelait également la concurrence internationale pour attirer les capitaux du secteur.

La responsable inscrivait le développement des ressources nationales dans une stratégie associant énergies renouvelables, infrastructures d’importation de gaz et production locale. Dans cette perspective, mieux connaître le sous-sol constitue un outil supplémentaire pour préparer les choix énergétiques du pays.

Des perspectives à transformer en résultats

À ce stade, l’annonce publique ne détaille ni le budget du partenariat, ni le calendrier des livrables, ni les périmètres précis des études. Elle ne fait pas état d’une nouvelle découverte ou de volumes de réserves supplémentaires.

La portée de cette coopération se mesurera donc à ses résultats : qualité des données produites, identification de cibles d’exploration et intérêt des opérateurs.

Pour ONHYM et Viridien, la première étape consiste à transformer les connaissances disponibles en informations plus utiles à la décision. Les éventuelles retombées industrielles dépendront des travaux qui suivront.


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