[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

OMS : Washington acte sa rupture avec le multilatéralisme sanitaire

L’administration Trump met à exécution sa promesse électorale, dénonçant une organisation « politisée » et privilégiant désormais la coopération bilatérale directe

LA VÉRITÉ


Le divorce est consommé. Les États-Unis officialisent leur retrait définitif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), marquant un tournant décisif dans la gouvernance sanitaire globale. Washington justifie cette décision radicale par les « échecs répétés » de l’instance onusienne durant la pandémie de COVID-19 et sa volonté de réparer les préjudices subis par la nation américaine.

Dans un communiqué conjoint au ton offensif, le Secrétaire d’État Marco Rubio et le ministre de la Santé Robert F. Kennedy Jr. confirment l’application du décret présidentiel 14155, signé par Donald Trump dès l’entame de son second mandat. Pour l’exécutif américain, l’OMS a trahi sa mission fondamentale. Bien que financée majoritairement par les contribuables américains, l’organisation aurait, selon eux, favorisé un agenda « bureaucratique et politisé » dicté par des nations rivales et hostiles aux intérêts de Washington.

Le réquisitoire est sévère. L’administration accuse l’agence de Genève d’avoir entravé le partage d’informations vitales en temps de crise et d’avoir dissimulé ses défaillances sous le sceau de la santé publique. En conséquence, les États-Unis coupent immédiatement tout financement et cessent toute participation aux initiatives de l’organisation. L’engagement américain se limitera désormais à la gestion administrative de ce retrait.

Cette décision rebat les cartes de la diplomatie sanitaire. Les États-Unis annoncent vouloir reprendre le leadership mondial par une approche différente : celle des partenariats directs et bilatéraux. Washington promet de continuer à œuvrer pour la sécurité sanitaire internationale et la protection de ses frontières contre les maladies infectieuses, mais à travers un modèle jugé plus transparent, plus efficace et débarrassé des lourdeurs du multilatéralisme onusien.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]