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Octobre Rose : au Maroc, le dépistage doit devenir un réflexe

Pendant tout le mois d’octobre, le Maroc renforce la sensibilisation contre les cancers du sein et du col de l’utérus. Au-delà du ruban rose, le dispositif national permet aux femmes concernées de commencer leur parcours dans les centres de santé publics et d’être orientées, si nécessaire, vers les structures de diagnostic et d’oncologie

La Vérité


Octobre Rose s’ouvre au Maroc avec un message simple : détecter tôt peut changer le parcours de la maladie. Du 1er au 31 octobre, le ministère de la Santé et de la Protection sociale remet au premier plan la prévention et le dépistage précoce des cancers du sein et du col de l’utérus. La campagne 2026 se déroule sous le slogan : « Votre santé est précieuse… la prévention et la détection précoce vous protègent ».

L’enjeu reste majeur. Selon le Registre des cancers de Casablanca-Settat pour 2018-2021, cité par le ministère, le cancer du sein représente 39,1 % des cancers enregistrés chez les femmes, tandis que celui du col de l’utérus en représente 6,5 %.

Où commencer le dépistage ?

Pour une femme qui souhaite se faire dépister, la première porte d’entrée est le centre de santé public de proximité. Le dispositif national s’appuie sur plus de 2.500 centres répartis dans le Royaume, ainsi que sur les Centres de référence de la santé reproductive. La Fondation Lalla Salma indique que le dépistage proposé dans les centres publics dans le cadre des campagnes nationales est gratuit.

Le programme de référence cible les femmes de 45 à 69 ans pour le cancer du sein et celles de 30 à 49 ans pour le cancer du col de l’utérus. Pour le sein, la première étape repose sur un examen clinique. Pour le col de l’utérus, le programme utilise notamment l’inspection visuelle à l’acide acétique.

Le communiqué ministériel de 2026 ne reprend toutefois pas lui-même ces limites d’âge et renvoie aux « tranches d’âge ciblées par le programme ». Il est donc utile de vérifier directement auprès du centre de santé la prise en charge correspondant à chaque situation.

Que se passe-t-il si une anomalie est détectée ?

Un résultat suspect ne constitue pas un diagnostic de cancer.

Le système prévoit un parcours en plusieurs niveaux. Après le premier dépistage, les femmes nécessitant des examens complémentaires peuvent être orientées vers les hôpitaux préfectoraux ou provinciaux, les centres de diagnostic ou les Centres de référence de la santé reproductive, où peuvent être réalisés, selon les cas, mammographie, échographie, biopsie ou autres examens spécialisés.

Lorsqu’un cancer est confirmé, la prise en charge se poursuit dans les CHU, les centres régionaux d’oncologie ou d’autres structures spécialisées. Le ministère souligne avoir renforcé ces dernières années le réseau oncologique et l’accès aux traitements dans le cadre du Plan national de prévention et de contrôle du cancer 2020-2029.

Le HPV, prévenir avant même le dépistage

Octobre Rose ne concerne pas uniquement les femmes adultes.

Le ministère rappelle également la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) des filles âgées de 11 ans. Cette vaccination constitue l’un des piliers de la prévention du cancer du col de l’utérus.

La campagne 2026 porte donc un message qui dépasse le mois d’octobre : prévention, vaccination, dépistage et orientation rapide doivent former un même parcours.

Pour les femmes concernées, la démarche peut commencer simplement : se rendre dans le centre de santé public le plus proche et demander à bénéficier du programme national de dépistage.


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