OCP au cœur de la dynamique africaine portée par le Maroc à l’ONU
À New York, au siège des Nations Unies, le Maroc a porté un message précis sur l’avenir des systèmes alimentaires africains, en mettant au centre du débat le rôle des femmes dans les équilibres agricoles du continent. Organisé en marge de la 70e session de la Commission de la condition de la femme, ce rendez-vous a réuni des responsables internationaux, des représentants d’organisations multilatérales et des acteurs économiques autour d’une approche structurée de la sécurité alimentaire.
Par Hamza Abdelouaret
La rencontre, conduite par l’ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Royaume auprès des Nations Unies, s’est inscrite dans une logique de coordination entre diplomatie et développement. À ses côtés, plusieurs figures du système international ont contribué à nourrir les échanges, parmi lesquelles Lok Bahadur Thapa, président de la session 2026 du Conseil économique et social, et Sima Bahous, directrice exécutive d’ONU Femmes et secrétaire générale adjointe des Nations Unies.
Dans son intervention, l’ambassadeur a replacé les enjeux agricoles africains dans une perspective de transformation concrète. L’accent a été mis sur la nécessité de renforcer la transformation locale, d’assurer un accès durable aux fertilisants, de consolider les chaînes de valeur et d’organiser des marchés régionaux capables de soutenir la production. Cette orientation s’appuie sur une vision portée au plus haut niveau de l’État, où la sécurité alimentaire s’inscrit comme un axe stratégique de la coopération du Royaume avec ses partenaires africains.
Au cœur de cette réflexion, la place des femmes apparaît déterminante. Leur contribution à la production alimentaire du continent est largement reconnue, tout comme les contraintes auxquelles elles restent confrontées en matière d’accès aux ressources, aux financements et aux circuits de commercialisation. L’enjeu posé lors de cette rencontre consiste à intégrer pleinement ces actrices dans les politiques agricoles et les dispositifs d’investissement, afin d’améliorer durablement la productivité et la résilience des systèmes alimentaires.
La participation du Groupe OCP a donné une dimension opérationnelle à ces échanges. Représenté par sa filiale OCP Africa et par sa directrice générale Hajar Alafifi, le groupe a présenté une approche fondée sur l’accompagnement direct des agriculteurs et sur le développement de solutions adaptées aux réalités locales. Déployées dans plus de quarante pays africains, ces initiatives concernent aujourd’hui plusieurs millions de petits exploitants et visent à améliorer les rendements tout en préservant les équilibres des sols.
Le positionnement d’OCP repose sur une expertise industrielle consolidée et sur une présence internationale étendue. En tant que producteur majeur de phosphates et de solutions de nutrition des plantes, le groupe intervient sur un levier essentiel de la production agricole. Sa stratégie consiste à rendre ces intrants accessibles, à développer des solutions adaptées aux spécificités des sols africains et à accompagner les agriculteurs dans l’adoption de pratiques durables.
Les échanges ont également permis d’intégrer une diversité d’approches institutionnelles. Angélica Jácome, pour l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, a apporté une lecture centrée sur les politiques agricoles et la sécurité alimentaire. Cynthia Samuel-Olonjuwon, représentant l’Organisation internationale du travail à New York, a mis en perspective les enjeux liés à l’emploi et à l’inclusion économique. Dima Al-Khatib, pour le Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud, a insisté sur les mécanismes de coopération entre pays du Sud. Jean-Paul Adam, du Bureau du Conseiller spécial des Nations Unies pour l’Afrique, a replacé ces questions dans une vision continentale de développement. Maria Dimitriadou, représentant la Banque mondiale auprès des Nations Unies, a quant à elle souligné l’importance des financements et des partenariats internationaux dans la transformation des systèmes agricoles.
L’ensemble de ces interventions converge vers une même exigence. Le développement agricole africain nécessite une articulation étroite entre politiques publiques, investissements et innovation. Il suppose également une prise en compte plus précise des acteurs qui structurent déjà les systèmes alimentaires, au premier rang desquels les femmes.
Dans cette dynamique, le rôle du Groupe OCP apparaît comme un facteur d’ancrage. À travers OCP Africa, l’entreprise déploie des solutions concrètes, développe des capacités locales de production et travaille en lien avec les gouvernements africains, les institutions financières internationales et les acteurs privés. Cette approche permet de traduire les orientations portées au niveau international en actions mesurables sur le terrain.
La séquence new-yorkaise confirme ainsi une évolution dans la manière d’aborder les enjeux agricoles du continent. La sécurité alimentaire s’inscrit désormais dans une logique globale qui associe production, inclusion économique et coopération internationale. Dans ce cadre, l’engagement d’acteurs industriels structurés, capables d’intervenir à grande échelle, constitue un élément déterminant pour accompagner cette transformation.
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