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Nouaman Al Aissami: Le Programme d’appui et de financement aux entreprises s’adresse également au secteur informel

ÉCONOMIE Z- NEWSLETTER (apm) / 06 février 2020
Nouaman Al Aissami: Le Programme d’appui et de financement aux entreprises s’adresse également au secteur informel

Le Programme intégré d’appui et de financement aux entreprises s’adresse également au secteur informel et constitue un moyen pour se formaliser, a indiqué le directeur-adjoint de la Direction du trésor du ministère de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration, Nouaman Al Aissami.

« Le secteur informel bénéficiera également de ce programme qui constitue un moyen de transformer les structures informelles en structures formelles », a souligné M. Al Aissami dans une interview à la MAP, rappelant que la loi de finances 2020 a prévu un dispositif qui permet au secteur de se formaliser sans coût fiscal.

S’agissant du dispositif de garantie mis en place dans le cadre du programme, ce dernier s’adresse aux TPE qui ont moins de 5 ans d’existence avec un chiffre d’affaire inférieur à 10 MDH, également aux jeunes porteurs de projets ayant des projets de création d’entreprises dans le milieu urbain et rural, a-t-il précisé.

 Il va aussi bénéficier aux associations de microcrédit qui s’adressent à cette même population cible, ainsi qu’à certaines fondations et associations qui accordent le prêt d’honneur à cette population, a-t-il ajouté.

A cet effet, le total des ressources mobilisées par le Fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat, qui est le support budgétaire regroupant l’ensemble des ressources disponibles pour le programme, représente 8 milliards de dirhams (MMDH) sur 3 ans, soit 2,7 MMDH par an, et devra accompagner l’ensemble de l’écosystème qui finance et soutient les porteurs de projets, a-t-il fait savoir. 

Et d’ajouter que ces ressources généreront des effets de leviers à même de permettre ainsi aux banques d’accorder beaucoup plus de prêts que les montants qui sont engagés.

Par ailleurs, les taux appliqués par les banques, dans le cadre de ce programme, sont historiquement des plus bas (2% en milieu urbain et 1,75% en milieu rural), pour pouvoir financer les crédits d’investissement et d’exploitation des bénéficiaires à un plafond de 1,2 million de dirhams (MDH), selon M. Al Aissami. 

“Si nous revenons à notre base de données relatives aux prêts qui bénéficient aux TPE, l’on remarque que le prêt moyen tourne autour de 300.000 dirhams, c’est dire que 1,2 MDH est un montant qui devrait répondre aux besoins de l’ensemble de ce segment”, a-t-il fait remarquer.

De même, selon une récente étude du Haut-Commissariat au Plan (HCP), quelque 91% des TPE n’accèdent pas au financement essentiellement pour des raisons d’absence de garantie, a-t-il dit, notant que c’est dans ce cadre que ce programme, qui se veut intégré, essaie d’apporter une réponse à trois grandes questions et non seulement d’aborder le financement sous l’œil restrictif du prêt.

 Il s’agit d’apporter des solutions au financement des TPE en leur offrant de nouveaux instruments plus faciles et plus accessibles, d’intégrer la composante de l’accompagnement qui est fondamentale et qui permet de transformer des idées en des projets viables et finançables, ainsi que répondre aux besoins spécifiques du monde rural en matière de financement, a-t-il relevé.

Propos recueillis par Sara Ouzian

 

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