Le prestigieux média The Athletic décrypte la ferveur unique des supporters marocains
LA VÉRITÉ
À l’approche de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, le média sportif américain The Athletic (groupe The New York Times) vient de publier un reportage immersif exceptionnel dédié à la culture footballistique du Maroc. Dans le cadre d’une série internationale analysant l’identité culturelle des 48 nations qualifiées à travers une expression symbolique, le magazine a choisi le célèbre slogan national « Dima Maghreb » pour illustrer la passion débordante qui anime les travées des Lions de l’Atlas. Le reportage donne longuement la parole aux leaders de RossoVerde, le principal groupe de supporters de l’équipe nationale, mettant en lumière le rôle central du « 12e homme » marocain.

Le groupe RossoVerde : Structurer la passion des clubs pour l’équipe nationale
L’article explore en profondeur la transition de la culture des clubs marocains, incarnée par la ferveur légendaire du derby de Casablanca entre le Raja et le Wydad, vers les tribunes de la sélection nationale. Fondé par Amine Bourazzouk, le groupe de supporters RossoVerde, qui compte aujourd’hui plus de 600 membres actifs à travers le Royaume et sa diaspora, s’est donné pour mission d’unifier cette énergie pour pousser les Lions de l’Atlas sur la scène internationale.
Les leaders du groupe détaillent le travail rigoureux que requiert chaque rencontre, nécessitant au moins trois semaines de préparation logistique pour coordonner les tifos, harmoniser les chants et mobiliser la section rythmique. Oussama Marhoum, le « capo » du groupe, livre une anecdote frappante sur son rôle : durant 90 minutes, il tourne le dos à la pelouse pour faire face aux tribunes et dicter le rythme des tambours, affirmant que la voix des supporters constitue leur propre compétence technique pour propulser l’équipe vers la victoire.
Un nouveau statut mondial et le sacre de la CAN
Le reportage replace cette ferveur populaire dans un contexte sportif particulièrement glorieux pour le football national. Désormais hissé à la 8e place du classement mondial de la FIFA, le Maroc aborde la Coupe du Monde 2026 avec le statut de vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Les responsables de RossoVerde reviennent sur les circonstances exceptionnelles de ce sacre, officialisé par la Confédération Africaine de Football (CAF) 57 jours après la finale de janvier contre le Sénégal, à la suite du comportement antisportif des joueurs sénégalais qui avaient quitté la pelouse pour contester un penalty en fin de match.
Cette officialisation tardive a profondément marqué les esprits, mais elle conforte la confiance d’une nouvelle génération de supporters qui n’attend plus une simple participation, mais des résultats concrets au plus haut niveau.
Cap sur les États-Unis : « Emmener le Maroc partout avec nous »
Malgré les défis logistiques évidents liés aux coûts des billets et à l’obtention des visas pour les États-Unis, la diaspora marocaine, notamment basée en Europe, se mobilise massivement pour rejoindre les stades américains de New Jersey, Foxborough et Atlanta. Le texte rappelle qu’en 2022, lors de l’épopée historique en demi-finale au Qatar, le slogan « Dima Maghreb » s’était imposé comme un symbole d’unité nationale absolue, capable de vider les rues du pays et de synchroniser le cœur de tous les Marocains, quelles que soient leurs origines sociales.
Face à un groupe particulièrement relevé où le Maroc affrontera le Brésil, l’Écosse et Haïti, les supporters entendent bien transformer les enceintes américaines en véritables chaudrons. Le reportage conclut sur cette psychologie marocaine transformée depuis l’épopée de Doha : les Lions de l’Atlas ne se déplacent plus en invités polis, mais en prétendants sérieux, portés par un public prêt à chanter sans relâche pour que les joueurs ne se sentent jamais seuls sur le terrain.
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